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Révolution et Empire

LECLERC DES ESSARTS Louis-Nicolas, comte (1770-1820)

39ème division
mercredi 12 octobre 2005.
 
Beau-frère de Pauline Bonaparte et du maréchal Davout, il fut lieutenant général, maréchal de camp, commandant de l’ordre royal de la Légion d’honneur, chevalier de Saint-louis, il épousa la veuve du général comte d’Haupoul. Sa sépulture a été restaurée il y a peu de temps.

Général comte de l’Empire

Louis Nicolas Leclerc des Essarts naquit le 25 avril 1770 à Pontoise (Seine-et-Oise). Volontaire en 1792, puis aide-de-camp du général Saboureux au camp de Meaux, il fut nommé capitaine sur le champ de bataille, au siège de Toulon, le 27 nivôse an II, passa le 26 germinal suivant adjoint à l’adjudant-général Leclerc (armée de la Moselle), et combattit en cette qualité à Fleurus le 8 messidor de la même année.

Destitué le 8 fructidor an IV, il obtint la confirmation de son grade de capitaine au 6° régiment de hussards le 12 fructidor an VII, fut nomm£ adjoint à l’état-major général de l’armée du Rhin, le 4 nivôse an VIII, et se distingua à Mœskirch et à Biberach les 15 et 19 floréal de la même année. Aide-de-camp du général Leclerc le 12 frimaire an IX, il mérita par sa conduite, à l’armée de Saint-Domingue, d’être élevé, le 18 pluviôse an X, au grade de chef de bataillon, grade qu’il avait refusé trois années auparavant à l’armée du Rhin, et dans lequel il fut confirmé le 29 prairial. Promu adjudant-commandant le 9 fructidor an XI, il reçut un ordre de service pour le camp de Bruges le 12 du même mois, et compris comme officier de la Légion-d’Honneur dans la promotion du 25 prairial an XII, il servit au 3e corps de la grande armée pendant les deux campagnes de l’an XIV, et celles de 1806 et 1807 en Autriche, en Prusse et en Pologne, combattit à Austerlitz et à Eylau, où il eut trois chevaux tués sous lui, fut élevé au grade de général de brigade le 29 septembre 1808, et fut employé le 12 octobre suivant à l’armée du Rhin, dernière campagne dans laquelle il se fit remarquer, notamment à Wagram, où il reçut une blessure grave dans les reins et eut un cheval tué sous lui.

Resté à l’armée d’Allemagne, par ordre de service du 13 juillet 1810, puis attaché le 1er novembre 1811 au corps d’observation de l’Elbe, et en 1812 en Russie, Leclerc, dans la retraite eut, à Mojaïsk, où il commandait l’arrière-garde, trois chevaux tués sous lui, et fut frappé au talon par un boulet.

Présent à l’ouverture de la campagne de 1813 en Saxe, étant au 13e corps, il prit part au siège de Hambourg en 1814, y commanda les postes avancés tout le temps que dura le siége sans jamais rentrer dans la ville, revint en France à la paix, obtint la croix de Saint-Louis le 26 octobre, et fut mis en non-activité le 1er septembre 1814.

Nommé, le 26 mars 1815, membre de la commission chargée du placement des officiers en demi-solde, et promu lieutenant-général le 15 mai, il commanda la première division des gardes nationales à Sainte-Menehould. Remis en non-activité le 1er août suivant, puis compris comme disponible dans le cadre d’organisation de l’état-major général le 30 décembre 1818, le général Leclerc mourut à Paris le 18 mai 1820.

Sources : Biographie des Célébrités militaires. C. Mullié, Paris 1850. (APPL 2006)