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Hommes politiques - Représentants du Peuple

FAUCHER Léon (1803-1864)

26eme division (1ere ligne, R, 27)
mercredi 17 janvier 2007.
 

Politicien français

Léon Faucher voit le jour en 1803. Agrégé de philosophie en 1827, la révolution de 1830 le pousse dans le journalisme militant aux côtés des Libéraux. Il fait partie de l’équipe du Temps de 1830 à 1833, puis devient rédacteur en chef du Constitutionnel, pour peu de temps. Le lancement raté du Bien Public, provoquant un désastre financier et son indépendance politique crée un désaccord avec le Constitutionnel, qu’il quitte et rejoint le Courrier français, où il est rédacteur en chef de 1839 à 1842.

Politiquement il appartenait à la gauche royaliste et prêchait la modération aux libéraux extrémistes. Après avoir quitté le Courrier français, il s’intéressa surtout à l’économie. Il prôna la constitution d’une union douanière entre les pays latins pour contrecarrer le Zollverein. Devant les difficultés pour mettre en œuvre une telle mesure, il limite sa proposition en 1842 à une union douanière entre la France et la Belgique.

En 1843, il se rendit en Angleterre pour y étudier le système social anglais. Il publia ses conclusions en 1845 dans Etudes sur l’Angleterre en 2 volumes , originellement publiés dans la Revue des deux Mondes. Il aida à l’organisation de l’association bordelaise pour le libre échange et c’est en défenseur du libre échange qu’il fut élu député de Reims en 1847.

Après la Révolution de 1848, il siégea à l’Assemblée constituante comme représentant de la Marne et s’opposa à plusieurs propositions des Républicains : limitation du temps de travail, création d’instance nationales d’aide sociale à Paris, abolition de la peine de mort etc.

Sous la présidence de Louis Napoléon, il devint ministre du travail, puis ministre de l’intérieur, mais il fut censuré par l’Assemblée à la suite de la découverte d’une circulaire qu’il avait adressée aux préfets pour infléchir le résultat des futures élections. Il démissionna le 14 mai 1849. Il redevint ministre de l’intérieur en 1851, jusqu’à ce que Napoléon fasse connaître son intention de recourir au suffrage universel.

Après le coup d’Etat, il refusa de sièger à la commission consultative créée par Napoléon III. Elu à l’ASMP en 1849, son retrait de la vie politique lui permit de se consacrer à nouveau aux études économiques. Revenant d’une cure en Italie en 1854, il mourut de la typhoïde à Marseille. Il repose dans la 26e division.