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Révolution et Empire

BARBOU D’ESCOURIERES Marie Gabriel, lieutenant-général (1761-1827)

39eme division (3eme ligne, N, 33)
jeudi 11 janvier 2007.
 

Lieutenant général des armées du roi

né à Abbeville (Somme), le 21 novembre 1761, Barbou d’Escourières (ou de Courière) était de la famille des imprimeurs de ce nom. Engagé comme soldat en 1779, il était lieutenant en 1782. En 1791 il passa avec son régiment à Saint-Domingue, y séjourna seize mois, et à son retour en France, fut employé, avec le grade d’adjudant général aux armées des Ardennes et de Sambre-et-Meuse ; il se trouva à la bataille de Fleurus, au blocus du Quesnoy, de Landrecies, de Valenciennes et de Condé, et il s’y distingua par ses talents et son courage. Nommé en 1794. général de brigade, il servit dans la division du général Bernadotte, et fit les deux campagnes de 1795 et 1796.

L’année suivante, Barbou, nommé chef d’état-major de l’armée de Sambre-et-Meuse, eut, au combat d’Éttersdorf, son cheval tué sous lui. En 1798 il fut chargé de faire, cesser les troubles que la conscription avait occasionnés dans le Brabant. Sa fermeté et sa modération rétablirent l’ordre dans ce pays et lui concilièrent l’estime générale. En 1799, il combattit dans la Nord-Hollande, sous les ordres du général Brune, et se signala aux batailles de Berghem et de Kastricum, gagnées sur les Russes et sur les Anglais. Il obtint le grade de général de division que lui avaient mérité ses services et ses talents. Il fit la campagne de 1801 sous les ordres du général Augereau, dont l’armée occupait la Franconie. Appelé, à la fin de cette année, au commandement de la 17e division militaire, il parvint ù rétablir l’ordre dans les départements du Midi. Plus tard, le général Barbou remplaça en Suisse le maréchal Ney ; ensuite il commanda une division au camp de Boulogne, et succéda, en octobre 1805, à Bernadotte dans le commandement de l’armée de Hanovre. Les Russes et les Suédois s’étant portés dans ce pays avec des forces imposantes, Barbou se retira dans la forteresse de Hameln, et s’y maintint jusqu’à la paix de Presbourg.

Il remplit à cette époque les fonctions de commissaire de l’Empereur près le gouvernement hanovrien. Revenu en France, il passa à l’armée d’Espagne, et y commanda une division sous les ordres de Dupont. Il eut une grande part aux affaires du pont de l’Alcala et à la prise de Cordoue ; mais il partagea aussi la honte de la capitulation de Baylen.

Il revint en France après une courte captivité, et fut envoyé en Italie, où il se trouva sous les ordres du prince Eugène à la malheureuse affaire de Sicile. Chargé alors de défendre Venise contre l’archiduc Jean, il parvint à s’y maintenir, malgré les efforts des Autrichiens victorieux. Il fut ensuite envoyé dans le Tyrol, pour y comprimer un soulèvement. Enfin en 1810, il fut appelé au commandement de la place d’Ancône et occupa ce poste jusqu’en 1812. Au 20 mars 1815, il commandait la 13e division militaire et fut admis à la retraite le 8 février 1816. Il est mort à Paris le 6 décembre 1817, Son nom est inscrit sur le monument de la barrière de l’Etoile (côté nord).

Source : Les Gloires militaires de la France, Charles Mulliè, Paris, 1851.