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Médecins - Hommes de l’art

VERON Louis Désiré (1798-1867)

67eme division (1ere ligne, Z, 10)
dimanche 7 janvier 2007.
 

Médecin et directeur de l’Opéra

Eugène Louis Désiré Veron est né en 1798. Médecin (il occupe un temps le poste de médecin des Musées Royaux), ce personnage eut plus d’une corde à son arc.

A notre époque, on dirait qu’il sait rebondir. A l’origine, il tient sa fortune avec le traitement des spécialités pharmaceutiques.

C’est aussi un éditeur et le directeur de l’Opéra. L’histoire retient son nom pour sa direction de 1831 à 1835, de l’Opéra de Paris. Après la Révolution de juillet et les Trois Glorieuses, le nouveau pouvoir en place décide de faire table rase de ses responsabilités en ce qui concerne l’Opéra, notamment pour les coûts et les contraintes posés.

Veron comprend tout de suite le potentiel énorme que représente son poste. Il met au goût du jour, (celui bourgeois du moment), s’appuie sur de nouvelles concessions, et limite ainsi la subvention d’état.

Il rassemble les talents des concepteurs, entre autres, Duponchel, des compositeurs tels que Meyerbeer, Auber et Fromental Halévy, des librettistes tel que Casimir Delavigne et en promouvant de grands chanteurs tels qu’Alphonse Nourrit et Cornélie Falcon. Il crée un nouveau genre : Le grand Opéra. La première nouvelle production de Veron, sous la plume de Meyerbeer, s’intitule, Robert le Diable, le 21 novembre 1831. C’est l’aube d’une ère nouvelle de l’Opéra. Mais, en 1835, le gouvernement du Roi Louis-Philippe décide de réduire encore sa subvention. Veron se retire alors, non sans avoir fait de confortables bénéfices.

Il occupe aussi les fonctions de directeur du journal Le Constitutionnel. Il est le fondateur de la Revue de Paris.

L.D Veron est élu au corps législatif en 1852. Il est par ailleurs l’auteur de 5 volumes intitulés, Les mémoires d’un bourgeois de Paris (Paris, 1853-1855). Cet ouvrage est aujourd’hui très recherché des amateurs de livres anciens.

C’est aussi un personnage curieux, excentrique à souhait, avec un physique assez désagréable, Philarète Chasles nous en a laissé un portrait savoureux et cruel précisant la mine et la tenue de notre personnage, concluant par ces mots :-« Habillé comme un petit laquais imitant son maître, avec les affectations et le maintien amène des salons ».

Louis Désiré Veron est décédé à Paris le 27 septembre 1867.Il repose dans la 67e division.