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Commune de Paris (mars-mai 1871)

AVRIAL Augustin (1840-1904) (91)

91eme division
samedi 6 janvier 2007.
 

Membre de la Commune

AVRIAL Augustin Germain est né le 20 novembre 1840 à Revel (Haute-Garonne). Il monte à Paris en 1847 et travaille comme mécanicien, en 1859 il s’engage dans l’armée. Il est libéré de ses obligations militaires en 1865, avec le grade de sergent (54ème régiment de ligne).

Il se marie le 20 mai 1866 avec Louise Talbot et s’installe à Paris. Il adhère en août 1869 à l’Internationale. Il est l’un des fondateurs de la Chambre Syndicale des Ouvriers Mécaniciens, où il est responsables de la Fédération des Sociétés Ouvrières. Le 18 mars 1870, il participe à l’élaboration du projet de statuts de la Fédération Parisienne de l’Internationale, il y représente le cercle d’études sociales section de l’Internationale, avec Langevin et Robin. Il est arrêté le 30 avril quelques jours avant le plébiscite, il est inculpé dans le procès de cette organisation. Il est condamné pour son appartenance à l’AIT Association de l’Internationale des Travailleurs 1ère Internationale. Il signe le même mois le manifeste contre la guerre adressé aux travailleurs de tous les pays du monde, il est transféré le 28 août à la Maison Correctionnelle de Beauvais.

Libéré le 5 septembre après la chute de l’Empire. Elu à la Commune le 26 mars 1870, il est membre de plusieurs commissions : du Travail et de l’Echange, de la Guerre, puis de la Commissions Exécutive, avant d’être Directeur Général du matériel d’artillerie. Il se bat sur les barricades avec beaucoup de courage. Il est attaché à la section de la mairie du XIe arrondissement de Paris. Il fait partie du comité qui assiste à la destruction de la colonne Vendome orchestrée par le peintre Gustave Courbet.

Il réussit à s’échapper pour se réfugier à Londres (Angleterre) le 11 août 1871. Il est entre temps condamné à la peine de mort par contumace. Il est l’un des fondateurs de la section fédérative française de 1871, où il est élu secrétaire - correspondant. Il séjourne et travaille en Alsace de 1874 à 1876.

Il fonde avec Langevin une entreprise de construction mécanique, avant de recevoir des Prussiens l’ordre de partir. Il se réfugie à la Chaux-de-Fonds (Suisse) en mai 1876. Il s’installe à Genève où il séjourne jusqu’en 1880. Il collabore avec Elie et Elisée Reclus, Arnould, Lefrançais à la revue socialiste révolutionnaire "Le Travailleur" de 1877 à 1878.

Amnistié en 1880. Il rentre en France puis est nommé en 1881 Contrôleur du matériel des chemins de fers de l’Etat à Montluçon jusqu’au 31 août 1883, il est à l’origine de diverses inventions, dont un motocycle à pétrole et un modèle populaire de machine à coudre. Il milite toute sa vie dans divers mouvements prolétaires. Il meurt à Fécamp, et est enterré au Père Lachaise le 13 décembre 1904. Sa sépulture est une concession gratuite par arrêté préfectoral en date du 15 décembre 1905.

Destruction de la colonne Vendome

Le 16 mai 1871, la Commune de Paris décide la destruction de la colonne Vendôme par décret du 12 avril 1871, sous pression de Gustave Courbet.

Extrait du décret du 12 avril 1871 : "La Commune de Paris, considérant que la colonne impériale de la place Vendôme est un monument de barbarie, un symbole de force brute et de fausse gloire, une affirmation du militarisme, une négation du droit international, une insulte permanent des vainqueurs aux vaincus, un attentat perpétuel à l’un des trois grands principes de la République française, la fraternité, décrète : article unique - La colonne Vendôme sera démolie."

Elle s’abat, à 17 heures 30, en trois morceaux. Gustave Courbet sera tenu plus tard personnellement et financièrement responsable de sa destruction et de ce crime de lèse-majesté.