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Révolution et Empire

POPON de MAUCUNE Louis Antoine, général baron de (1772-1824)

30eme division (1ere ligne, T, 30)
mardi 2 janvier 2007.
 

Général baron de l’Empire

Antoine Louis Popon, baron de Maucune, lieutenant-général, né le 21 février 1772 à Brives (Corrèze), général français.

Il entra comme sous-lieutenant dans le corps des Pionniers le 1er février 1786, y fut nommé lieutenant en 1787, et fut réformé le 1er mai 1789.

Lorsque la Révolution française éclata, il s’engagea comme grenadier dans le 4e bataillon de Paris en 1791, et le gouvernement lui rendit le grade qu’il avait occupé et le plaça comme lieutenant dans le 23e régiment d’infanterie en 1792.

Il fit la campagne de 1792 à l’armée du Nord, et fut blessé d’un coup de feu à la cuisse gauche, à la prise de Melun. Passé en 1793 à l’armée des Alpes, il fit la guerre dans le Piémont comme chef de partisans, et fut blessé d’un coup de baïonnette au bras droit à l’affaire de Bardenèche, en août de cette même année.

Promu capitaine le 8 ventôse an II, il fit toutes les campagnes de l’armée d’Italie, de l’an II à l’an IX, et sa conduite à Arcole lui mérita le grade de chef de bataillon qui lui fut conféré par le général en chef Napoléon Bonaparte le 1er nivôse an V.

En l’an VII, à l’attaque de Tauflern, il fut blessé de deux coups de feu, dont un à la cuisse droite, et l’autre à l’épaule gauche, et fut nommé chef de brigade de la 39e de ligne sur le champ de bataille même.

Le 28 thermidor suivant, à Novi, il fit des prodiges de valeur et fut atteint d’un coup de feu qui lui traversa le pied droit.

Confirmé dans son grade par arrêté du premier Consul du 29 ventôse an IX, pour prendre rang du 5 germinal an VII, il rentra en France après la paix et vint tenir garnison à Paris, d’où il fut envoyé au camp de Montreuil pendant les ans XII et XIII.

Membre de la Légion-d’Honneur le 19 frimaire an XII, il en fut créé officier le 25 prairial suivant, et attaché à ce titre au collège électoral du département de la Corrèze.

Il fit les campagnes d’Autriche, de Prusse et de Pologne, de l’an XIV à 1807, avec la 2e division du 6e corps de la grande armée, et reçut des mains de l’Empereur, en l’an XIV, la croix de commandeur de la Légion-d’Honneur.

Général de brigade par décret du 10 mars 1807, il fut attaché en cette qualité au 6e corps le 28 du même mois. Rentré en France après la paix de Tilsitt, il devint baron de l’Empire en 1808, et chevalier de l’ordre de la Couronne de Prusse dans le courant delà même année. De 1808 à 1813, il fit la guerre en Espagne et en Portugal.

Au combat de d’Alba de Tormès, le général Maucune suivit les fuyards et entra presque aussitôt qu’eux dans la ville d’Alba de Tormès. Là, tombant sur la queue de la colonne ennemie sans tirer un coup de fusil, il lui tua 200 hommes à la baïonnette, se rendit maître du pont et enleva l’artillerie qui le défendait. Blessé d’un coup de feu à la bataille de Busaco, il reçut deux autres coups de feu à celle de Fucnte de Onoro.

Le 18 octobre 1812, l’avant-garde de l’armée de Portugal, sous les ordres du général Maucune, occupa Castil de Peones, Quintanavides et Santa Olalla ; un détachement anglais qui occupait ce dernier village y fut enlevé tout entier, et le général Maucune s’empara des hauteurs qui dominent le bourg de Monasterio.

Le 19, il attaqua l’avant-garde anglaise, lui tua ou blessa quelques hommes du corps de Brunswick et lui fit une trentaine de prisonniers, parmi lesquels se trouvait un officier.

Le 20, le général Maucune qui avait ordre de reconnaître les forces qui couvraient le siège de Burgos, déboucha de Monasterio et enleva avec beaucoup d’élan le village de Quintanapalla.

Le 21, l’armée ennemie se mit en retraite vers le Duero, et le général Maucune la suivit de près. Il traversa Burgos, ramassant des traînards et des déserteurs, poussa une reconnaissance sur la route de Lerma, où fut prise une pièce de huit, et continua de s’avancer sur celle de Valladolid.

Le 23, il rencontra l’arrière-garde ennemie, couverte par neuf escadrons et quatre pièces de canon. Ces escadrons furent chargés, rompus à plusieurs reprises et rejetés sur Tamamès par la cavalerie légère française, qui leur fit éprouver une perte considérable.

Le 25, au combat de Villa-Muriel, il culbuta l’ennemi et le rejeta de l’autre côté de la rivière. Il fut cité honorablement par le général Souham dans son rapport au ministre de la guerre du 1er novembre suivant.

Employé à l’armée d’Italie, il alla rejoindre son poste et fut mis en non-activité après le retour des Bourbons en France.

Louis XVIII le nomma chevalier de Saint-Louis en octobre 1814.

Lorsque Napoléon Ier revint de l’île d’Elbe, il désigna, par décision du 10 juin 1813, le général Maucune pour aller-commander la division des gardes nationales rassemblées à Lille ; mais la rapidité avec laquelle se succédèrent les événements de cette époque ne lui permirent pas d’exercer ces fonctions ; il demeura en non-activité jusqu’au 21 octobre 1818, époque à laquelle il fut admis à la retraite.

Il est mort le 18 février 1824, et son nom figure avec honneur sur la partie Ouest de l’arc de triomphe de l’Étoile. Repose dans la même sépulture, Louis Popon, baron de Maucune (1775-1845), Colonel, maréchal de camp.

Sources : Les Gloires Militaires de la France, Charles Mulliè et divers