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Compositeurs - Musiciens - Chanteurs

GRETRY André Ernest Modeste (1741-1813)

11ème division (X, 20)
dimanche 11 septembre 2005.
 

Compositeur belge

Compositeur prolixe trés célèbre en son temps, aujourd’hui bien oublié sinon de quelques amateurs éclairés. Son père était violoniste en l’église Saint-Martin de Liège, puis en celle de Saint-Denis, dans la même ville. Il fut enfant de choeur à l’âge de neuf ans. Il se plaignit dans ses mémoires de la sévèrité de son premier maître de chant, Wenick. Il prit des cours de clavecin et de composition avec Nicolas Rennekin, organiste, puis avec Henri Moreau, maître de musique à la collégiale Saint Paul.

C’est avec beaucoup d’intérêt qu’il découvrit la musique de la Comédie Italienne de Liège. Titulaire d’une bourse, il partit faire ses études au Collége d’Archis à Rome au printemps 1760. Il a alors déja écrit une messe et un motet. Il reprit, avec Casali, maître de chapelle de San giovanni in Laterano de Rome, ses études musicales. Il composa alors un confiteor, puis en 1765 un intermezzo, la Vendémiatrice. Il partit ensuite en Suisse où il donna des cours de composition. Il gagna Paris en 1767, fasciné par Pergolèse,buranello, Vinci, Piccinni et Terradellas. Grétry étudia la prosologie de la langue française à la comédie comme le fit également Lulli.

Monument Grétry à Montmorency (cp)

Il écrivit deux à trois opéras par an. Les oeuvres de Grétry sont jouées dans toute l’Europe. En 1774, la Reine Marie-Antoinette en fit son directeur de musique. Après la révolution, il fut avec Méhul et Gossec représentant de la musique dans les classes des Beaux-Arts.

En 1797, il publia les trois volumes de ses mémoires, en 1801 des réflexions (Ce que nous fûmes, ce que nous sommes), puis en 1802, une Méthode pour apprendre à préluder et les réflexions d’un solitaire en huit volumes. Il reçut la Légion d’Honneur en 1805. A son décès, des obsèques nationales furent ordonnées. Son coeur repose à Liège, sa ville natale.

Sa sépulture est surmontée de son buste en bronze par Flatters. Elle est entretenue par la Ville de Paris dans le cadre ses sépultures historiques. La 11ème division est un véritable musée de la musique et des musiciens du début du XIXeme siècle.