Navigation







Ecrivains - Poétes - Littérateurs

MORELLET André (1727-1819)

20eme division (4eme ligne, V, 20)
jeudi 28 décembre 2006.
 

Ecrivain et académicien

Homme d’église et académicien français, André Morellet voit le jour à Lyon, le 7 mars 1727. Il est à la Sorbonne le condisciple de Loménie de Brienne et de Turgot. C’est un assidu de la fréquentation des salons réputés de Mmes du Ferrant et Necker.

Mme Geoffrin lui octroie une rente viagère de prés de mille trois cent francs. Morellet est l’ami des grands personnages et des philosophes de son époque ; Malesherbes, Voltaire, d’Alembert, Diderot, Marmontel, Turgot, franklin, d’Holbach, Jean-Jacques Rousseau. Il est pensionné par le Roi Louis XVI.

A l’Académie, lors de la réception de Lefranc de Pompignan, Morellet, l’attaque sans ménagement par des épigrammes, ainsi que les autres adversaires des philosophes, logés à la même enseigne. Voltaire, le mordant Voltaire, le surnomme alors « Mords-les ».

Toujours virulent, la réponse de Morellet à la comédie de Palissot, Les Philosophes, contenant des allusions quelque peu violentes contre la princesse de Robecq, lui vaut un emprisonnement de deux mois à la Bastille.

Morellet est le successeur de l’abbé Millot à l’Académie, le 28 avril 1785. Il est reçu par le marquis de Chastellus le 16 juin 1785. Il collabore au Dictionnaire et sera le dernier directeur de l’ancienne Académie. Il prend, aux temps troublés de la Révolution et avec grand courage, la défense de l’Académie. Il réussit à sauver la galerie de portraits, et les archives de l’Académie, il répond au pamphlet de Chamfort. En 1805, il enrichit la bibliothèque de l’institut des archives sauvées.

Pendant les derniers mois de l’Académie, il prend les fonctions de secrétaire perpétuel par intérim en l’absence de Marmontel. C’est lui qui préside la dernière séance de la Compagnie, le 5 août 1793. Il assiste le coeur serré à l’apposition des scellés le 12 août de la même année. Il faut une réquisition pour qu’il consente à livrer la copie du Dictionnaire.

La Révolution met Morellet sur la paille, il perd tous les bénéfices de ses pensions. Il se remet au travail bien que septuagénaire, il fait des traductions d’anglais pour augmenter ses ressources. A la création de l’Institut, au nom des anciens Académiciens encore vivants, il revendique la propriété du Dictionnaire.

En 1800, lors du projet de reconstitution de l’Académie, il prend une part très active aux réunions préparatoires. Lors de l’organisation de 1803, il reprend possession de son fauteuil. Morellet prononce l’éloge des anciens académiciens, il reçoit P6M Lacretelle aîné.

Il est de ceux qui résistent au courant adulateur du régime impérial. De 1806 à 1815, il est député au Corps Législatif. En 1816, il est maintenu à la réorganisation. Il appartient à l’Académie de Lyon, et nous a laissé ses Mémoires, ainsi qu’une traduction du Directorium inquisitorium et du Traité des Délits et des peines de Beccaria. Il meurt doyen de l’Académie le 12 janvier 1819.