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Révolution et Empire

COMPANS Jean-Dominique Général comte (1769-1845)

37eme division (cénotaphe)
mercredi 27 décembre 2006.
 

Général comte de l’Empire

Jean-Dominique Compans est né le 26 juin 1769, à Salière (Haute-Garonne). Il partit, comme volontaire, le 2 octobre 1789. Nommé capitaine dans le 3e bataillon des gardes nationales de son département, il se distingua aux armées des Alpes, d’Italie et des Pyrénées-Orientales.

Devenu, en 1798 chef d’état-major de l’armée d’Italie, sa conduite dans tous les combats contre les Autrichiens et contre les Russes lui valut le grade de général de brigade. A Murazzo, à San Giacomo, à Montebello, il fit des prodiges de valeur, fut grièvement blessé à Austerlitz, et sut conquérir à léna le grade de général de division. Napoléon qui le regardait avec raison comme un de nos meilleurs généraux, ne tarda pas à lui donner d’autres témoignages de son estime, en le créant successivement grand-aigle de la Légion-d’Honneur, comte et grand-croix de l’ordre de là Réunion.

Compans continua à s’associer aux exploits de l’Empire, et il n’est guère de bulletins dans lesquels son nom n’ait été honorablement cité. Dans la campagne de Russie il faisait partie du corps du maréchal prince d’Eckmûhl. Dans la retraite il fit’des prodiges de valeur. A Lutzen il empêcha les Russes de déborder l’armée française ; à Baulzen, à Wachau, à Leipzig, il fit les plus héroïques efforts. Criblé de balles et de coups de sabre dans cetle dernière bataille, il n’en prit pas moins part à la campagne de France et fut au rang des braves qui disputèrent le terrain pied à pied.

Il arrêta pendant cinq jours l’armée alliée entre Sezanne et Meaux. C’est un des plus beaux faits de notre histoire militaire. Il vint ensuite prendre position à la butte de Beauregard, près de Belle-ville, et y fit tout ce qui dépendait de lui pour retarder la nécessité d’une capitulation. Napoléon ayant abdiqué, Compaus dont l’habileté et le savoir égalaient la bravoure, fut nommé membre de la commission du contentieux de la guerre et appelé au conseil de la Guerre. Pendant les Cent-Jours il reprit les armes, et fut fait prisonnier à Waterloo ; peu de jours après il revint en France , et fut appelé à la Chambre des Pairs, le 17 août 1818.

Depuis plusieurs années, aux prises avec les infirmités, il s’était enseveli dans la retraite, lorsqu’il mourut, le 10 novembre 1845, à Blagnac près Toulouse, âgé de 77 ans.

Son nom est inscrit sur le côté Est de l’arc de triomphe de l’Étoile

Seule repose dans la sépulture de la 37e division son épouse, Louise-Octavie Lecoq (1792-1816) ainsi que plusieurs membres de sa famille.

Contrairement à ce qu’afirme D. Gabrielli dans son Dictionnaire Historique du Père Lachaise, le général Compans repose dans le 31, à Salies du Salat. Sa sépulture a d’ailleurs été restaurée par l’association APN (Les Amis du Patrimoine Napoléonien) il y a peu, et une cérémonie organisée à sa mémoire.

Nous laissons malgré tout cette page lui étant consacrée sur ce site en considération du monument de la 37e division.

Sources : Biographies des gloires militaires, par C. Mulliè, Paris 1852.

Crédit photos : Annie_photos (APPL 2008)

Crédit photos additionnel : Stéphane (site APN)