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Théâtre - Littérature - Poésie

BOYER Philoxène (1829-1867)

12eme division (2e ligne, X, 18)
dimanche 24 décembre 2006.
 

Auteur dramatique, ami de Baudelaire

Poète et auteur dramatique français, il voit le jour à Cahors en 1829. Son père est proviseur du lycée. Il fait de bonnes études et s’installe à Paris. Il fait dès ses débuts, quelque bruit par ses excentricités romantiques. Boyer écrit beaucoup d’articles d’encyclopédie, de livres, dont certains avec Théodore de Banville. Il fréquente aussi beaucoup d’écrivains et de poètes, surtout pendant ses périodes de faste.

Il mène une vie cahotique, avec des hauts et des bas, assez difficile à cerner. Il est l’ami de Charles Baudelaire.(une biographie de Philoxène Boyer a été publiée par Sylvain-Christian David chez Ramsay en 1987, pratiquement introuvable de nos jours).

P. Boyer est aussi un auteur dramatique, on lui doit quelques pièces en un acte, qui eurent leur heures de gloire : Le Feuilleton d’Aristophane,Sapho, et le Cousin du Roi entre autres.

Théodore de Bainville lui dédia un poème :

A Philoxène Boyer

David, brûlé de pures flammes,

Dans un chant aux notes divines,

Pour faire soupirer deux âmes

Croise des rimes féminines.

La Volupté ravie embrase

Tout ce cantique des cantiques,

Et jamais si suave extase

Ne charma les odes antiques.

On dirait deux blanches colombes

Que les feux de l’amour meurtrissent,

Roucoulant au-dessus des tombes

Au mois où les roses fleurissent.

Si comme toi, quand tu te penches

Sur sa féerie où tout respire,

J’avais entrevu sous les branches

Le songe étoilé de Shakespeare,

Je voudrais écrire un poëme

Dans ce rhythme des coeurs fidèles,

Aussi doux que le mot : Je t’aime,

Et rempli de langueurs mortelles,

Et, comme dans une peinture

Où se lamente le génie,

Toutes les voix de la nature

Pleureraient dans ma symphonie.

Juin 1856.

Philoxène Boyer est décédé à Paris en 1867.