Navigation







Bibliophilie - Bibliothèque de l’APPL - Ouvrage consultable

METAMORPHOSES DES VITRAUX par Yvan Tessier, éditions Hirle 2006

mardi 5 décembre 2006.
 

Yvan Tessier. - Les métamorphoses des vitraux et des fleurs dans les cimetières de Paris. - Strasbourg : Hirlé ; Paris : Soleils diffusion, 2006. - 128 p. : photos en couleur ; 29 x 20 cm.

Ce livre révolutionne l’approche de l’art funéraire. Loin des expressions convenues de la tristesse avec photographies en noir et blanc de statues éplorées, il met en scène les vitraux et les fleurs, la lumière et la couleur. Surgit alors hors de l’ombre un patrimoine parisien méconnu : les vitraux des chapelles funéraires.

Nulle part aussi nombreux dans le monde. Principalement créés entre 1870 et 1914, ils s’inspirent des grands thèmes religieux traités par la peinture européenne du Moyen Age et de la Renaissance : Vierge à l’enfant, Annonciation, Crucifixion, Déposition, Résurrection... Mais aujourd’hui ces vitraux sont cassés. Menacent de disparaître. Restent leurs merveilleux fragments colorés. Permettant un travail photographique très contemporain.

Trop souvent figés, ils redeviennent art. Entre apparitions et disparitions mettre en scène l’éternelle tension à l’œuvre dans l’œuvre d’art : la tension entre la vie et la mort. Second volet de ce livre : les fleurs naturelles en bouquets, enveloppées de cellophane, gorgées d’eau et de glace. L’habitude de fleurir les tombes est née en même temps que la photographie ; auraient-elles une fonction commune ? Natures mortes. Fragiles, elles ne vivent dans les cimetières que quelques jours, mais dans l’assomption de leurs couleurs, elles sont l’ultime défi au noir final, l’ultime chant avant la disparition - de même que les pleureuses grecques hurlaient pour défier par leurs cris le silence éternel Les photographies de vitraux et de fleurs fonctionnent ici en diptyques. Elles glorifient la lumière et la couleur, la mémoire et l’éphémère. Et dévoilent un Paris caché, un Paris resplendissant. Où de nouvelles visites s’imposent...

Yvan Tessier