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Compositeurs - Musiciens - Chanteurs

DUPARC Henri (1848-1936)

24eme division
vendredi 1er décembre 2006.
 
Henri Fouques Duparc dit Henri Duparc, fut un compositeur de talent, possédant son art en toute plénitude. Côtoyant l’élite de son temps, il connut les affres de la folie et sombra dans le mysticisme religieux le plus profond. Il repose dans la 24eme division avec notamment Louis-Charles Fouques Duparc (1807-1879), inspecteur général des Ponts-et-Chaussées et administrateur de la Compagnie de Saint-Gobain.

Compositeur français

Marie Eugène Henri Fouques Duparc, plus connu sous le nom de Henri Duparc, voit le jour à Paris le 2& janvier 1848. Il fait ses études au lycée des Jésuites, là, il a pour professeur de piano César Franck alors au sommet de son art. Il poursuit ensuite des études de droit, mais prend paraléllement des leçons de composition avec le même César Franck. En 1867, il compose une Sonate pour piano et violoncelle (seuls des fragments ont été conservés). L’année suivante, il publie Cinq mélodies. En 1869, il publie chez Flaxland Ses petites pièces pour piano.

Il rencontre Alexis de Castillon et Vincent d’Indy avec qui il se lie d’amitié. On prétend qu’il aurait séjourné chez Franz Lizt et en 1869, il aurait fait la connaissance de Richard Wagner. Toujours est-il qu’il assiste à la première représentation des Walküre à Munich en 1870. Il se marie le 9 novembre 1871 avec Ellen Mac Swiney.

Après la guerre franco-prussienne de 1870-71, son domicile devient le lieu de rencontre de bon nombre d’écrivains et de musiciens, parmi lesquels on remarque : Gabriel Fauré, Alexis de Castillon, Camille Saint-Saëns, Emmanuel Chabrier, Ernest Chausson etc. C’est au cours d’une de ces rencontres qu’en 1871, naît la Société Nationale de Musique. Henri Duparc en sera longtemps le secrétaire.

Parmi ses œuvres on retiendra, Suite d’Orchestre (1873), Poème Nocturne (1874), Suite de danses (partitions perdues, 1874). Le 5 mai 1878, il annonce la création des Concerts de Musique Moderne dont il prend, avec Vincent d’Indy, la direction. Cette société se donne pour but de faire connaître les compositeurs contemporains.

Après une représentation de Tristan, en 1879, il repart pour l’Allemagne en compagnie d’Emmanuel Chabrier. On le retrouve à Bayreuth en 1883 et 1886. Il voyage en Europe, notamment en Irlande si on en croit sa correspondance.

En 1885, il cesse de composer pour se consacrer à sa famille. Il peint des gouaches, des pastels ou bien encore des sépias. Il commence à ressentir alors les prémices d’une profonde neurasthénie. Jusqu’en 1897, il vit au pied des Pyrénées, à Monein. Il y conçoit le projet d’un opéra d’après une nouvelle de Pouchkine, il ne reste que des fragments de cette œuvre. Le poète Charles de Bordeu lui fait rencontrer Francis Jammes.

Il vit de nouveau à Paris de 1897 à 1906. C’est là qu’il achève l’orchestration du Testament. En 1902, il entreprend son premier pèlerinage à Lourdes. Il vit en Suisse de 1906 à 1913. Il refait un pèlerinage à Lourdes en 1906, cette fois-ci en compagnie de Paul Claudel et Francis Jammes. C’est l’élément révélateur d’une crise profond de mysticisme.

Henri Duparc vit à Tarbes de 1913 à 1919. Dès 1916, il évoque sa cécité. Il s’installe à Mont de Marsan en 1919. Il est opéré d’un glaucome le 12 août 1924.

Il est atteint de paralysie et sombre à la fin de sa vie dans un profond mysticisme religieux qui le mènera jusqu’à détruire une grande partie de ses œuvres. Il meurt à Mont de Marsan le 12 février 1933.

H. Duparc - Poéme