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Ecrivains - Littérateurs - Hommes de lettres

REGNIER Henri de (1864-1936)

86eme division
jeudi 30 novembre 2006.
 

Romancier et poète

Henri de Régnier, issu d’une famille aristocratique de Normandie, est né à Honfleur dans le Calvados, le 28 décembre 1864. Il fréquente le collège Stanislas où il fait des études brillantes. Il fait ensuite son droit dans la perspective d’entrer dans la diplomatie. Mais, il est plus attiré par les lettres que par le droit, et rapidement se consacre à plein temps aux lettres. Il commence, à partir de 1885, de publier des vers, tant en France qu’en Belgique, dans des revues symbolistes.

Avec son premier recueil, Poèmes Anciens et Romanesques (1889), il atteint la notoriété. On lui doit de nombreux volumes de poésies : Tel qu’en songe (1892), Arèthuse (1895), Les Jeux rustiques et divins (1897), les Médailles d’argile (1900), La Cité des eaux (1902), La Sandale ailée (1905), Le Miroir des heures (1910), sont des œuvres fidèles à l’idéal classique, mais avec beaucoup plus de liberté dans les formes, à la rencontre entre le Parnasse et le Symbolisme, entre Paul Valéry et Paul Verlaine.

Il subit l’influence de son beau-père José-Maria de Hérédia, mais aussi de Jean Moréas, Gustave Kahn et Stéphane Mallarmé. Il est également critique littéraire, et tient longtemps le feuilleton littéraire du journal Le Figaro.

Il écrit également des contes : Contes à soi même (1893), et quelques romans. Son œuvre la plus connue demeure La Double maîtresse (1900), roman d’inspiration freudienne avant l’heure. Citons aussi : Le Bon plaisir (1902), Le Mariage de minuit (1903), Les Vacances d’un jeune homme sage (1903), Les Rencontres de monsieur de Bréat (1904), Le Passé vivant (1905), La Peur de l’amour (1907), La Flambée (1909), La Pécheresse (1920), L’Escapade (1925), etc. Henri de Régnier cultivait une prédilection pour le XVIIIe siècle, pastichant parfois le style sur des sujets alertes ou scabreux.

Il épouse la fille de José-Maria de Hérédia, Marie, qui sous le nom de Gérard d’Houville écrit elle-même de nombreux poèmes. H. de Régnier est élu à l’Académie Française le 9 février 1911. Il est Grand-officier de la Légion d’Honneur.

Henri de Régnier est décédé le 23 mai 1936.