Navigation







Révolution et Empire

DEJEAN Jean-François général comte de l’Empire (1749-1824)

40eme division
mardi 28 novembre 2006.
 
Jean François Dejean, général du génie et comte, fut ministre de la Guerre et pair de France. Il repose dans la 40eme division en compagnie du comte Pierre-François Dejean (1780-1845) général de division, entomologiste, pair de France, Grand cordon de la Légion d’Honneur et du baron Dieudonné Dejean (1809-1884) lieutenant-colonel de cavalerie. Leur sépulture a été restaurée par les soins du Souvenir Français et de l’ACMN.

Général du génie

Jean-François Dejean est né à Chalabre (Aude), le 23 novembre 1765. Il entra au service comme lieutenant dans le 1er bataillon de son département le 11 novembre 1791. Il devint capitaine en 1792 et chef de bataillon le 27 mars 1793. En thermidor an IV, il obtint le commandement de la 13eme demi-brigade devenue 80e. En l’an XII , cette demi-brigade fut incorporée dans le 34e d’infanterie de ligne, et le premier consul fit Dejean colonel de ce régiment, après l’avoir créé membre, puis officier delà Légion-d’Honneur et électeur de l’Aude.

Le 27 vendémiaire an xui, le colonel Dejean fut promu au grade de général de brigade.

Il fit les campagnes de 1792, 1793, des ans II, III, IV et V, aux armées des Pyrénées-Orientales et d’Italie. Il se distingua à la prise de Piguières, au passage de la Bormida, aux batailles de Castiglione et de Roveredo, etc.

Le 10 août 1793, il prit aux Espagnols,à Corneilla-la-Riyière, cinq pièces de canon et deux obusiers ; le 27 brumaire an IX, il enleva douze redoutes qui couvraient le fort de Figuières, dans l’une desquelles le général en chef La Union fut tué, et il entra le premier dans le fort.

Il servit dans les Grisons sous Macdonald, pendant les ans VIII et IX. Il effectua avec son régiment le premier passage des montagnes de Spuglen et de la Bérésina. A Inspruck , il culbuta plusieurs colonnes ennemies , défendant divers passages considérés comme inexpugnables. Nommé général de brigade il commanda à Marseille, puis le département des Bouches-du-Rhône, ses blessures ne lui permettant plus de service actf.

A l’arrivée des Bourbons, il se déclara leur partisan, et reçut la croix de Saint-Louis. Au retour de l’Ile d’Elbe, il eut, le 30 avril, le commandement de la place de Lille et fut remplacé le 14 juillet.

Commandant d’armes à Perpignan le 14 septembre suivant, il fut rappelé à Lille comme lieutenant du roi, le 18 novembre 1818, reçut la croix de commandeur en 1821, et fut admis à la retraite en 1832.

Son nom est inscrit au côté Sud de l’arc de triomphe de l’Étoile.

Sources : Biographie des Célébrités Militaires, par C. Mulliè, Paris 1852 et divers (APPL 2006)