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Révolution et Empire

MAURIN Antoine, Lieutenant général, baron de l’Empire (1771-1830)

28eme division (12eme ligne, P, 32)
lundi 27 novembre 2006.
 
Général Baron de l’Empire, Antoine Maurin repose avec son épouse née Jenny Martin décédée en 1848. Leur sépulture a été restaurée par les soins du Souvenir Français et de l’ACMN (Association pour la conservation des Monuments Napoléoniens).

Lieutenant général et baron de l’Empire

lieutenant-général, né le 19 décembre 1791, à Montpellier (Hérault). Entré au service comme chasseur dans le 20eme régiment de chasseurs à cheval le 23 juillet 1792, il fit les campagnes de 1792, au commencement dé l’an II, à l’armée du Nord.

Passé a celle de Sambre-et-Meuse, il y servit avec distinction pendant les ans II, III et IV, fut nommé adjoint à l’adju-dant-général Mireur, le 29 germinal an II, et se fit remarquer au siège de Maëstricht et au combat de la Roër, où il passa un des premiers la rivière à la nage pour s’élancer dans les retranchements ennemis :

En l’an III, il commandait trois compagnies dé grenadiers de l’avant-garde, et contribua par son courage à la prise de cette ville et à celle de 800 Autrichiens.

Sous-lieutenant au 20eme de chasseurs à cheval, par décret de la Convention nationale en date du 27 fructidor ah III, il commandait une des quatre compagnies de grenadiers qui passèrent le Rhin, dans les barques, à Bendorff, pendant la nuit du 11 au 12 messidor an IV, pour aller couper la retraite à un corps de troupes de 4,000 Autrichiens qui campaient dans la plaine de Neuwied. Ces compagnies, après avoir fait 200 prisonniers, pris une redoute armée de plusieurs pièces et enlevé les bagages du général ennemi, soutinrent dans Bendorff les efforts de ces 4,000 hommes pendant plus de quatre heures, et jusqu’à ce qu’un pont établi sur le Rhin permît de venir à leur secours.

Il se distingua de nouveau, à l’attaque de Limbourg, sur la Lahn, et fut nommé lieutenant sur le champ de bataille par le général en chef Jourdan.

Le 11 vendémiaire an V, à la bataille de Biberach, il reçut un coup de sabre à l’épaule et passa ensuite à l’armée d’Italie, avec laquelle il fit la campagne de l’an V.

Le 29 ventôse, à la prise de Gradisca, il passa un des premiers l’Isonzo, sous le feu de l’ennemi, pour aller avec les grenadiers former l’investissement de cette place, et obtint le grade de capitaine qui lui fut donné sur le champ de bataille par le général en chef Bonaparte. Dès le 15 germinal, il était passé auprès du général Bernadotte, qui l’avait choisi pour aide-de-camp.

Il servit, en cette qualité, depuis cette-époque jusqu’à l’an X, aux armées d’observation sur le Rhin et de l’Ouest, fut nommé chef d’escadron par arrêté du Directoire et devint adjudant-général le 3 thermidor suivant.

Le 4 floréal an X, le premier Consul le nomma chef de brigade du 24e régiment de chasseurs à cheval. De l’an X à l’an XI, il fut employé dans la 11eme division militaire, et créé membre de la Légion d’Honneur le 19 frimaire an XII, et officier de l’Ordre le 25 prairial suivant.

Il fit les guerres de l’an XIV, de 1806 et partie de 1807, en Italie et à la grande armée, et fut nommé général de brigade le 25 juin 1807.

Appelé au commandement d’une brigade de cavalerie au corps d’observation de la Gironde, sous les ordres du général Junot, il entra en Portugal le 15 septembre suivant.

Créé baron de l’Empire le 17 mars 1808, il était au lit, malade ; lors de la prise de Faro, les Anglais le firent transporter à bord de leur flotte, et il resta prisonnier jusqu’au 4 septembre 1812, époque de sa rentrée en France.

Mis en disponibilité et destiné à servir à la grande armée le 11 février 1813, il fut employé à la 4e division du 2e corps de cavalerie de la grande armée le 1er mars, passa à la 2e division du même corps le 15 avril, et revint à la 4e division le 31 mai suivant.

Créé commandant de la Légion-d’Honneur le 28 septembre, il fut mis en disponibilité le 15 décembre, et fut de nouveau employé au 2eme corps de cavalerie le 30 du même mois.

Attaché aux divisions de cavalerie, à Versailles, le 6 janvier 1814, il fit la campagne de France, et fut promu au grade de général de division le 19 février suivant. Le même jour, l’Empereur lui confia le commandement de la 2e division de cavalerie légère du 2e corps de cavalerie, et c’est à la tête de ces troupes qu’il termina la campagne de 1814.

Après la rentrée dés Bourbons, il fut nommé commissaire du roi pour la rentrée des prisonniers de guerre, reçut la croix de chevalier de Saint-Louis, et fut mis en non-activité le 10 janvier 1815, puis nommé par le gouvernement royal chef d’état-major du 2e corps de l’armée commandée par le duc de Berry, le 19 mars 1815.

L’Empereur, en rentrant dans ça capitale, lui confia, par décret du 31 du même mois, le commandement d’une division de cavalerie au 4e corps d’observation , devenu 4e corps de l’armée du Nord. C’est à la tête de ces troupes qu’il fit la campagne des Cent-Jours en Belgique, et qu’il fut blessé d’un coup de feu qui lui traversa la poitrine au-dessus du sein gauche, le 16 juin au soir, à la bataille de Ligny.

Mis en non-activité au mois de septembre suivant, il fut compris comme disponible dans le cadre de l’état-major général de l’armée le 30 décembre 1818.

Louis XVIII lui confia le commandement de la 15e division milifaire le 20 janvier 1819.

Disponible le 30 mai 1820, il fut admis à la retraite le Ier janvier 1823, et se trouvait encore dans cette position lorsque la révolution de Juillet éclata.

Le général Maurin offrit ses services et fut employé pendant quelques jours au ministère de la guerre. C’est par lui qu’étaient signées les dépêches télégraphiques qui apportèrent l’ordre aux officiers généraux commandant les divisions militaires d’arborer les trois couleurs.

Chargé provisoirement du commandement de la lere division militaire, il fut confirmé dans ce commandement, le 18 septembre 1830, par le nouveau gouvernement.

Remplacé, le 25 du même mois, par le général comte Pajol, le généralMaurin mourut le 4 octobre suivant.

Son nom est inscrit sur le côté Ouest de l’arc de triomphe de l’Étoile.

Dans son Dictionnaire Historique du Père Lachaise, D. Gabrielli porte sa sépulture comme exhumée en février 2001, il n’en est rien...

Sources : Biographie des Célébrités Militaires, par C. Mulliè, Paris 1856 (APPL 2006)

Photo 1 : Frac de petite tenue de général de cavalerie (1er Empire - Antikcostume)