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Révolution et Empire

DECOUZ Pierre, général et baron de l’Empire (1775-1814)

22eme division
lundi 27 novembre 2006.
 
Pierre Decouz, général et baron de l’Empire, repose avec son épouse Louise Michel, dans une sépulture restaurée récemment par le Souvenir Français et l’ACMN (Association pour la Conservation des Monuments Napoléoniens) dans la 22e division qui a vu beaucoup de reprises ces derniers temps.

Général et baron de l’Empire

Pierre Decouz lieutenant-général, baron de l’Empire, commandeur de la Légion-d’Honneur, né à Annecy en Savoie, le 18 juillet 1775, s’enrôla dès,sa première jeunesse et obtint une sous-lieutenance dans les volontaires du Mont-Blanc, en 1793, peu de temps après la réunion de la Savoie à la France.

La grande bravoure dont il donna des preuves dans les campagnes d’Italie le fit entrer comme lieutenant dans le 69° de ligne.

Capitaine sur le champ de bataille des Pyramides, il fut chef de bataillon au siège de Saint-Jean-d’Acre.

Lannes en fit son aide-de-camp et lui confia une mission importante pour le pacha de Syrie qui lui valut le grade d’adjudant-commandant. A son retour d’Egypte, il fut nommé chef d’état-major de la 7e division militaire.

C’est à Grenoble qu’il épousa la fille d’un ancien juge de paix de Paris. Il fit ensuite la campagne de 1805 contre l’Autriche en qualité de sous-chef d’état-major du maréchal Lannes. A Austerlitz il eut deux chevaux tués sous lui, et montra tant de valeur que Napoléon le nomma colonel du 21e de ligne.

Ce fut à la tête de ce corps qu’il combattit avec sa vaillance accoutumée à Iéna, à Friedland, à Pultusk et à Ratisbonne. En 1809 il se distingua à Wagram par la prise de l’une des îles du Danube dans laquelle il s’empara d’un grand nombre de pièces d’artillerie et de 600 prisonniers, parmi lesquels se trouvait le colonel de Saint-Julien.

L’Empereur le nomma alors général de brigade et commandant de la légion, et un an après Murât lui confia le commandement d’Otrante. Plus tard Napoléon le chargea de veiller à la sûreté des ports de l’Adriatique.

Le roi Murat l’honora constamment de sa confiance et de son amitié, et voulut devenir le parrain de son fils, mais l’Empereur le rappela en France en 1812 et lui donna en 1813 le commandement du 1er régiment de chasseurs à pied de la vieille garde.

Sa belle conduite à Lutzen et à Baut-zen le fit nommer général de division.

Il commanda une division de la jeune garde aux batailles de Dresde et de Leipzig. Après la défection des Saxons et des confédérés du Rhin, il fit partie de l’arrière-garde, sous les ordres d’Oudinot, pour protéger la retraite de l’armée contre Bernadotte et ses Suédois.

Il défendit avec non moins de courage le sol de la patrie en 1814, mais blessé grièvement à Brienne-(29 janvier 1814), au commencement de l’action, il refusa de quitter le champ d’honneur ; il reçut une seconde blessure, qui cette fois était mortelle. Il se fit transporter mourant à Paris, où il expira le 18 février suivant. Decouz emporta dans la tombe l’estime de ses compagnons d’armes et les regrets de Napoléon.

Sources : Biographie des Célébrités Militaires. C. Mulliè, Paris, 1856 (APPL 2006)