Navigation







Ecrivains - Littérateurs - Directeurs de presse

BERTIN Louis François (1766-1841)

8eme division (1ere ligne, AC, 21)
lundi 23 octobre 2006.
 

Ecrivain et directeur de presse

Fils d’un secrétaire d’Etienne François duc de Choiseul, Louis François Bertin, dit aussi Bertin l’Aîné est né à Paris en l’an de grâce 1766. Il fut écrivain et homme politique.

Au lendemain du 18 brumaire (1799), il achète le Journal des débats dont il est le directeur, dans le but avoué de défendre les idées conservatrices et réactionnaires. C’est un habile gestionnaire et un directeur non moins inspiré. Grâce au concours de collaborateurs parmi lesquels on trouve François René de Chateaubriand et Charles Nodier, le journal obtient immédiatement un grand succès et se prévaut d’une grande autorité dans le domaine de la littérature.

Mais en 1800, il est suspecté de royalisme et est emprisonné au Temple. Il est ensuite contraint à l’exil et ne peut rentrer en France qu’en 1805. Il est dépouillé de ses biens, notamment de son journal, par décret impérial en 1811. Il en reprend la direction en 1814 et en fait le soutien indéfectible de la Restauration. Lors du retour de l’Empereur en 1815, il suit le roi Louis XVIII dans son exil à Gand en Belgique. Il est un des rédacteurs du journal Le Moniteur dit de Gand.

Devant l’impopularité d’une politique sévère et rigide, il s’en sépare en compagnie de Chateaubriand. à compter de ce jour, le Journal des Débats prend la défense des idées et doctrines constitutionnelles. Après la Révolution de 1830 et les Trois Glorieuses, il se rallie sans restriction au roi Louis-Philippe en compagnie de son frère Pierre louis Bertin. Ils sont un des plus fermes piliers de la monarchie de juillet.

Il faut bien dire que l’on connaît surtout ce personnage de nos jours par le portrait qu’en a exécuté Jean-Auguste Dominique Ingres en 1832. Ce tableau est exposé au Salon de 1833, aujourd’hui, il est une des œuvres les plus connues du peintre. Louis François Bertin est décédé en 1841 à Paris.

A sa mort, ses deux fils dirigent successivement le Journal des Débats. Sa fille Louise Bertin est compositeur de musique et poète. L.F Bertin fut d’abord inhumé dans la 8e division, où reposait également Jean-Victor Bertin (1775-1842), peintre, puis sa dépouille fut transférée dans la 66e division.