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Médecins - Chirurgiens - Hommes de l’Art

TENON Jacques René (1724-1816)

10eme division (1ere ligne, AB, 18)
dimanche 10 septembre 2006.
 

Chirurgien et professeur

Jacques rené Tenon est né prés de Joigny le 21 février 1724. Il voit le jour dans une famille de chirurgiens, il est l’aîné de onze enfants. Suivant l’exemple familial, il part très tôt pour Paris faire ses études de médecine en 1741. Il parvient au cours de son cursus à attirer l’attention et les faveurs de Jacques Bénigne Winslow, chirurgien réputé qui enseigne au Jardin du Roi (notre actuel Jardin des Plantes). Grâce à ce dernier, il peut approfondir et pratiquer ses connaissances.

Sept années plus tard, il participe à la campagne de Flandres qui parachève son éducation de chirurgien. De retour à Paris, il est reçu au concours de chirurgien principal des Hôpitaux de Paris. Tenon est alors affecté à l’hôpital général de la Salpetrière, copie conforme de Bicêtre à usage spécifiquement féminin. A cette époque, cet hôpital est occupé par une dizaine de milliers de personnes dont beaucoup de femmes internées. Il donne des cours aux nombreux étudiants présents sur le site.

Il accède à la chaire de pathologie du Collège de chirurgie. Il obtient à ce titre de La Martinière, chirurgien du Roi et du gouvernement, la construction d’un petit hôpital voisin du Collège de chirurgie. C’est pour Tenon l’occasion d’expérimenter de nouvelles thérapeutiques et d’exercer ses vues et ses idées sur la bonne gestion et administration des hôpitaux.

Il est élu à l’Académie des Sciences en mai 1759. En 1785, il est chargé par le Roi avec sept autres membres de l’Académie des sciences, de présenter un rapport sur la reconstruction de l’Hôtel-dieu victime d’un incendie treize années plus tôt. Ce sera pour Tenon l’occasion de publier son célèbre Mémoire sur les hôpitaux de Paris.

En 1791, il est élu député de l’assemblée législative, il est nommé premier président du Comité de secours public. La même année il commande une grande enquête sur les établissements hospitaliers de Paris. Mais il n’est pas réélu à la Convention ; Tenon désapprouve les excès de la Révolution et se retire sur ses terres en 1792. C’est là que la mort le surprend le 16 janvier 1816.Il est membre de la Légion d’Honneur. Un grand hôpital du 20e arrondissement de Paris porte son nom.