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Entrepreneurs - Industriels - Hommes d’affaires

MENIER Emile Justin (1826-1881)

67eme division (1ere ligne, Z, 11)
dimanche 10 septembre 2006.
 

Industriel, chocolatier et philanthrope

Importante chapelle, trés ornée

Emile Justin Menier est né à Paris le 16 mai 1826. C’est dans la capitale qu’il passe toute son enfance.

Il navigue entre tous les établissements que posséde son père.

Il reçoit une stricte éducation à l’image de celle que reçut son père au Prytanée militaire de La Flèche.

Le jeune Emile-Justin fait de solides études scientifiques, il prend de 1843 à 1852, les diplômes et brevets nécessaires et impératifs pour exercer en pleine connaissance de cause le commerce de produits chimiques fabriqués à Saint-Denis et surtout Noisiel.

Il a également d’autres centres d’intérêt : le droit et l’économie qui lui sont d’une immense utilité pour ses futures prises d’intérêt à l’étranger.

Il passe son diplôme de pharmacien sur les chaudes recommandations de son père. Mais ce n’est déjà plus sa préoccupation première.

Au service de Menier et Compagnie, il voyage beaucoup et sillonne l’Atlantique pour voyage d’affaires. Il séjourne en Amérique du Nord, en Amérique Centrale ou il se rend acquéreur de plantations de cacaoyer. De passage en Angleterre, il découvre le libre échange.

Mais, en 1852, son père, Jean-Antoine Brutus est frappé d’une attaque de paralysie le 16 mars, il s’éteint le 19 décembre 1853 rue Singer à Paris. La succession est on ne peut plus mouvementée, les rapports mère-fils sont conflictuels. Mais tout s’arrange en faveur d’Emile-Justin. Ce dernier est absent, le 20 août 1879, lors des funérailles de sa mère.

En juillet 1850, Emile-Justin convole en justes noces avec Claire Gérard, fille d’un des commanditaires les plus importants de la Sté Menier. C’est l’occasion d’accroître le capital de l’entreprise. Les traditions qui ont fait le bonheur et la prospérité de l’entreprise s’essoufflent, la notion de « droguerie » a fait son temps. L’usine de Noisiel est modernisée, réalisation de l’usine de produits chimiques de Saint-Denis en 1852. De ces laboratoires sortent en 1855 la synthèse de l’alcool méthylique, en 18560, celle de l’éthylène et en 1853, celle de l’Acétylène.

Menier possède au plus haut point l’idée de la recherche fondamentale, sa passion pour les découvertes n’est pas feinte. En 1875, il publie son Mémoire sur la pulvérisation des engrais qui donne suite à son fameux manuel sur la pulvérisation en 1877.

L’homme est aussi un humaniste avec une grande élévation de pensée, l’aspect humanitaire est également présent dans sa vie. Il fait des efforts importants pour produire en France de la morphine et de la quinine artificielles. Il échoue à cause de l’impôt de guerre. En 1867, il fait construire l’usine de grenelle, à l’époque, la plus importante de France, on y fabriquait des câbles électriques sous-terrains et sous-marins. Une succursale est crée en Prusse à Harbourg.

Depuis 1863, l’usine de Noisiel est tournée toute entière vers la production du chocolat. Politiquement, après la déclaration de guerre de 1870, Menier s’affirme comme républicain. Il fait partie de la Garde Nationale et est membre de la Croix-Rouge. Il participe activement et financièrement au secours des blessés. Il lui est impossible alors de se rendre à Noisiel, le site de l’usine étant occupé par les prussiens qui en ont fait un hôpital militaire de campagne.

De la défaite de notre patrie, à la défense de Paris, il n’a de cesse de parfaite sa volonté républicaine . La paix revenue, il est élu député de Meaux. Emile-Justin Menier est décédé en 18881. Il repose dans l’un des monuments les plus importants du Père-Lachaise, il est orné de quatre statues représentant le Commerce, le Travail, l’Industrie et la Bienfaisance, ainsi que d’un buste en marbre oeuvre de Gilbert.