Navigation







Révolution et Empire

LEJEUNE Louis François général (1775-1848)

33eme division
vendredi 8 septembre 2006.
 

Général et peintre militaire

Louis François Lejeune est né le 3 février 1775 à Strasbourg. Ce militaire de carrière fut aussi un peintre de batailles.

A la Révolution, il s’engage dans l’armée. Il reçoit son baptême du feu à la bataille de Valmy le 20 septembre 1792. Il est promu officier du génie. Il participe aux campagnes militaires de la Révolution française. En 1800, il devient aide de camp du futur maréchal Berthier, il le restera jusqu’en 1812.

A ce titre il fait pratiquement toutes les campagnes du 1er empire, notamment en Espagne, où il sera sérieusement blessé et fait prisonnier.

En 1812, c’est la campagne de Russie et sa retraite effroyable, Lejeune est nommé général de brigade et chef d’état major du maréchal Davout. Il est victime de cruelles gelures au visage. Il quitte alors son poste sans tambour ni trompette et de façon cavalière. La réaction ne se fait pas attendre, l’Empereur le fait mettre aux arrêts. Il ne sera libéré qu’en mars 1813.

Il rejoint le service public dans les provinces illyriennes, puis regagne l’armée sous les ordres du maréchal Oudinot. Pendant la campagne d’Allemagne, il est de nouveau blessé à deux reprises, il est autorisé à quitter l’armée en novembre 1813. Il se consacre alors à la peinture.

En 1818, il reprend du service dans l’armée royale et ce, jusqu’en 1824. En 1831, il est commandant de la Haute-Garonne. En 1821, il épouse la sœur du général Marius Clary. Il devient directeur de l’école des Beaux-Arts et de l’Industrie de Toulouse.

On lui doit des Mémoires qui seront publiées et rééditées plusieurs fois, ouvrage bien connu des connaisseurs. Son nom est gravé sur l’Arc de Triomphe. On lui attribue généralement l’introduction en France de la Lithographie qu’il a vu utiliser à Munich dans l’atelier de son inventeur Aloys Senefelder. On lui doit aussi les dessins d’uniformes pour la grande armée impériale, notamment celui des lanciers de Berg du prince Murat, et celui des aides de camp du maréchal Berthier (l’état major de Berthier lançait la mode dans les armées impériales voir : général baron de Marbot, Mémoires, Plon, Paris 1891).

Le général Lejeune était chevalier de Saint Léopold de Hongrie, cheval de Saint Louis, grand officier de la Légion d’Honneur,grand crois de l’ordre de l’Epée de Suede.

Parmi ses œuvres, les principales sont : Bataille d’Aboukir, Bataille de la Moskova, Bataille des Pyramides. Le général Lejeune est décédé d’une crise cardiaque le 29 février 1848.