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Poétes - Ecrivains - Littérateurs

RODENBACH Georges (1855-1898)

15eme division (1ere ligne, w, 34)
vendredi 8 septembre 2006.
 

Poète symboliste

Georges Rodenbach, poète symboliste belge est né le 16 juillet 1855 à Tournay. Il voit le jour dans une famille bourgeoise, son père est fonctionnaire au ministère de l’Intérieur et vérificateur des poids et mesures.

Son grand-père est chirurgien et député, c’est l’un des fondateurs de la Belgique, son grand-oncle a crée la brasserie Rodenbach. Le jeune Georges passe son enfance à Gand où sa famille s’installe en 1855.

Il fait de brillantes études au Collège Sainte-Barbe, où il se lie d’amitié avec Emile Verhaeren. Il suit l’enseignement de la Faculté de droit de l’Université de Gand puis à Paris avant de s’installer à Bruxelles où il devient le collaborateur d’un avocat.

Il publie son premier recueil de vers en 1877, intitulé, Le foyer et les Champs. En 1881, il quitte le barreau et se consacre à la littérature et collabore à la Flandre Libérale et au premier numéro de La Jeune Belgique, et publie La Mer élégante. En 1886, il publie La Jeunesse Blanche, cet ouvrage lui vaut immédiatement la célébrité, non seulement en Belgique, mais également en France.

En 1887, il vient vivre en France, à Paris, comme correspondant du Journal de Bruxelles. Son roman, Bruges-la-Morte publié en 1892, paraît sous forme de feuilleton dans les colonnes du Figaro du 4 au 14 février et en un volume au mois de juin, chez Flammarion. Ce chef-d’œuvre du symbolisme remporte un vif succès, qui apportera la notoriété à la ville de Bruges.

Georges Rodenbach se lie avec Alphonse Daudet, Marcel Proust, qui lui voue une grande admiration, Stéphane Mallarmé, Auguste Rodin. Il se marie avec Anna-Maria Urbain. Il collabore au journal Le Figaro où il publie Agonies de Villes, séries de portraits de cités consacrés à Bruges, Gand et Saint Malo. En 1896, il publie un recueil de poèmes, Les Vies encloses, inspiré par les béguinages de Flandre.

Mais, il est malade depuis de nombreuses années, malgré cela il publie encore un chef-d’œuvre, également situé à Bruges, Le Carillonneur en 1897. En 1898, le 12 août, il publie dans le Figaro un article sur Arthur Rimbaud. Le jour de Noël 1898, il meurt d’une thyphilite. Il repose au père Lachaise dans un tombeau monumental.

Retrouvez le site consacré à Georges Rodenbach

Crédit photo : Annie_photos (APPL 2008)