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Hommes politiques - Représentants du peuple - Députés

VAILLANT-COUTURIER Paul (1892-1937)

97eme division (1ere ligne)
dimanche 27 août 2006.
 

Ecrivain, journaliste et homme politique

Paul Vaillant-Couturier est né le 8 janvier 1892 dans une famille d’artistes. Il fait de brillantes études et obtient sa licence d’histoire et le doctorat en droit. Il exerce ensuite la profession d’avocat. Il est mobilisé pendant la Première Guerre mondiale. Il entre dans la vie militaire croyant et cultivant une certaine forme d’élégance, il en ressort pacifiste et surtout socialiste.

En 1914, il est sous-officier dans l’infanterie, il termine la guerre avec le grade de capitaine dans les chars d’assaut. Il est plusieurs fois blessé et cité à l’Ordre de la Nation. A contrario, il est aussi plusieurs fois condamné pour son action pacifiste. C’est à lui que l’on doit la retransmission et la publication de la fameuse « chanson de Craonne ». Cette chanson sera l’hymne des « mutins » de 1917, elle sera interdite par le haut commandement. Elle est devenue l’un des plus grands hymnes de l’antimilitarisme et du pacifisme.

Paul Vaillant-Couturier adhère à la SFIO dès 1916. Il se sert de son expérience dans le journalisme pour quelques participations à des revues de jeunes artistes. Avec Henri Barbusse, il crée en 1917, l’association Républicaine des anciens combattants. Il entre à la rédaction du Canard enchaîné en janvier 1917. Là, il se lie d’amitié avec Roland Dorgelès et Henri Béraud. En 1919, les 18 et 25 juin, il publie sous le titre « De l’utilité du Poilu pendant la guerre », analyse de la guerre où il dénonce la paix imposée à l’Allemagne.

Parallèlement, il est élu député de Paris en 1919. En 1920, après le congrès de Tours, il participe activement à la création du Parti communiste français. Il s’afficha à gauche, dans la tendance Souvarine et autre Rosmer Ses prises de position contre la guerre du Rif au Maroc l’envoient en prison. C’est pendant son incarcération qu’il apprend son élection comme conseiller général de Villejuif. Il est élu maire de cette citée en 1929, il conservera ce poste jusqu’en 1937.

Parmi ses œuvres citons : La Visite du berger (1913), Lettres à mes amis, 1918-1919 (1920), Jean sans pain, histoire pour tous les enfants (1921),Trains rouges (1922), Le père juillet (1927), Les géants industriels etc. (1932), L’Armée rouge et la Flotte rouge (1932),Enfance, souvenirs d’enfance et de jeunesse, Posthume (1946), Nous ferons se lever le jour (1947),Vers les lendemains qui chantent (1962).

Il est l’époux de Marie-Claude Vogel (1912-1996) qui sera déportée à Auschwitz. De 1942 à 1945. Elle sera également témoin au procès de Nuremberg en 1946. Elle fut membre du comité central du PCF, député de la Seine de 1946 à 1958, puis de 1967 à 1973. Marie-Claude Vaillant-Couturier fut aussi membre du conseil d’administration du journal l’Humanité et du jury du prix littéraire Paul-Vaillant-Couturier.

P. Vaillant-Couturier est aussi rédacteur en chef du journal l’Humanité d’avril 1926 à septembre 1929. Il retrouve cette fonction de juillet 1935 à sa mort subite le 10 octobre 1937.