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Ecrivains - Littérateurs - Hommes de lettres

LEIRIS Michel ( 1901-1990)

97eme division
samedi 26 août 2006.
 

Ethnologue et écrivain

Michel Leiris, né en 1901, voit le jour dans une famille bourgeoise cultivée. Les siens le poussent à faire des études de chimie, mais il est peu enclin à suivre cette voie. Le jeune Michel est plus attiré par l’art et l’écriture. Il fréquente assidûment les milieux artistiques de l’après première guerre mondiale, notamment le groupe des surréalistes. Il est l’ami de Max Jacob, André Masson, Pablo Picasso etc. Mais, il quitte le groupe en 1929 pour se livrer à une écriture plus personnelle.

Il étudie l’ethnologie et se rapproche de la personnalité de Henry Lecomte. Dans le cadre de ses études, de 1929 à 1935, il participe activement à une importante mission de collecte ethnographique, la mission dite « Mission Dakar-Djibouti », dirigée par Marcel Griaule, qu’il a cottoyé en tant que rédacteur à la revue Documents, fondée par Georges bataille.

A son retour en France, il fait l’impasse sur le voyage comme mode d’évasion, en signant son ouvrage, L’Afrique Fantôme. Présenté sous la forme d’un monumental journal de voyage, il détourne les techniques d’enquête et de retranscription ethnographiques pour les appliquer à la description du quotidien et des conditions de travail de l’équipe à laquelle il a pris part. La publication de ce texte consommera la rupture en Michel Leiris et Marcel Griaule.

Sous la direction de Adrien Borel, de 1929 à 1935, il suit une psychanalyse. Pour la terminer valablement, il la parachève dans une autobiographie : l’Âge d’homme. Elle sera suivie par les quatre ouvrages de La Règle du jeu, qu’il rédige de 1948 à 1976. Il écrit également des nouvelles et de nombreux poèmes. En 1957, il devient « Satrape » du collège de « Pataphysique ».

En parallèle, il exerce la profession d’ethnologue et devient même chercheur CNRS au Musée de l’Homme, fondé récemment. Après la Libération, il se rapproche sensiblement de l’existentialisme de Sartre. On le retrouve dans l’équipe fondatrice de la fameuse revue Les Temps Modernes. Il est aussi à la création de la revue Présence africaine en 1945. Michel Leiris prend position fermement contre le colonialisme, il est l’un des signataires du célèbre Manifeste des 121.

Parmi les oeuvres de Michel Leiris citons : Simulacre (1925), Le Point cardinal (1927), L’Afrique Fantôme (1934), L’âge d’Homme (1939), Haut Mal (poèmes)(1943),Aurora (1946), Buffures, La régle du jeu I (1948), Fourbis, La régle du jeu II (1955),etc.

On lui doit, en plus de son œuvre autobiographique, d’importantes études de critique esthétique et d’ethnologie. Il est le neveu de Raymond Roussel. Michel Leiris est décédé en 1990.

Crédit photos : Maryline H. (APPL 2011)