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Hommes politiques - Représentants du Peuple

CACHIN Marcel (1869-1958)

97eme division (1ere ligne)
samedi 26 août 2006.
 

Homme politique, directeur du journal l’Humanité

Marcel Cachin est né à Plourivo, prés de Paimpol en 1869. Il est le fils d’un gendarme et d’une fileuse de lin. Homme politique français, il laisse l’image d’un homme de bien et de haute moralité, très apprécié par ceux qui l’ont connu. Il occupe le poste de professeur de philosophie pendant prés de quinze années à Bordeaux. Ce breton de naissance restera attaché toute sa vie à la terre bretonne et à la langue bretonne, selon lui, « langue de la paysannerie et du prolétariat breton ».

Il adhère très tôt (1891) au Parti ouvrier français dirigé par Jules Guesde. Il participe aux congrès socialistes d’Amsterdam en 1904 et de Paris en 1905. C’est au cours de ce dernier que naît la SFIO que Marcel Cachin rejoint bientôt. Il est élu député et siège de 1914 à 1932. Pendant la Grande Guerre, il se rallie à la politique d’union nationale et soutient l’effort de guerre de notre pays. En 1917, il est envoyé en mission en Russie.

En 1920, c’est le congrès de Tours, il fait partie de la majorité approuvant la révolution russe et le bolchevisme. Il adhère alors à la IIIe internationale. En 1936, il est l’un des acteurs et des piliers du Front Populaire. A l’instar de bon nombre de militants communistes, il refuse de désavouer le pacte germano-soviétique signé entre Hitler et Staline, il est déchu de ses fonctions politiques en 1940. Pendant le deuxième conflit mondial, il entre dans la clandestinité. Il ne retrouve ses activités qu’à la Libération.

Marcel Cachin occupa le poste de directeur du quotidien l’Humanité de 1918 à 1958. Il fut également membre du bureau politique du Parti Communiste Français de 1923 à 1958. Il fut également sénateur en 1935 et député de la Seine en 1946. Sa fille Marcelle Cachin (1911-1999) médecin, épousa Paul Hertzog, chirurgien. Elle était membre du PCF. Marcel Cachin est décédé en 1958 à Choisy-le-Roi. sa sépulture fut profanée au début des années soixante, ainsi que plusieurs tombes de dirigeants communistes, des inscriptions furent tracées. Cet acte ne fut jamais revendiqué.