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Hommes politiques - Dirigeant de partis - Parti communiste français

THORES Maurice (1900-1964)

97eme division (1ere ligne)
vendredi 25 août 2006.
 

Dirigeant historique

du

Parti Communiste Français

Maurice Thorez est né dans le Pas-de-Calais en 1900, dans une famille de mineurs. Dès 1913, il exerce aussi cette profession. C’est un homme politique français, militant et haut en couleur, il représente toute une génération d’hommes et de femmes engagés dans le combat politique et social.

Il est tout d’abord militant à la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO), au congrès de Tours en 1920, il opte pour les communistes. Il occupe dès lors très rapidement des postes importants, Il passe successivement de la fonction de secrétaire de la fédération du Pas-de-Calais en 1923, à celle de membre du bureau politique en 1925. Il converse un moment avec l’opposition de gauche.

Tout comme Jacques Duclos, il est emprisonné pour son action contre la guerre au Maroc (1925-1926). En 1930, il devient secrétaire général du Parti Communiste Français (PCF) et député d’Ivry sur Seine en 1932.

A la tête du Parti communiste, il est le « Premier Stalinien de France » et suit l’ensemble des méandres de la politique de Staline : « Classe contre classe ». Après la signature du pacte germano-soviétique, il prône la défense de la cause nationale et dénonce la politique d’armement de la France face au péril. A partir de 1934, il défend une la signature d’un pacte d’Union nationale avec la SFIO et les radicaux qui mènera au Front populaire. Dès 1936, il se porte en première ligne pour liquider la grève générale en déclarant, « il faut savoir terminer une grève ». Maurice Thorez n’aura de cesse de couvrir toutes les exactions de Staline.

En 1939, Thorez fuit la France et se réfugie en U.R.S.S. Il ne regagnera sa patrie qu’à la Libération. Il est alors réélu député. Il devient ministre d’état sous le gouvernement du général de Gaulle et vice président du Conseil des gouvernements Gouin, Bidault et Ramadier jusqu’en 1947. C’est un instrument incontournable de la reconstruction de l’état sous la direction de la bourgeoisie française (Retroussons nos manches).

Durant cette dernière période, c’est un des instruments les plus fidèles de la politique du Kremlin, comme par exemple, lors de l’insurrection de Budapest en 1956, révolte écrasée sous les chars. Thorez est un des hauts dignitaires du Parti les plus hostiles à toute remise en cause de Staline et du stalinisme. Personnage ambigu, il soutient constamment les actions de la bourgeoisie française, notamment en votant les pouvoirs spéciaux permettant à Guy Mollet d’amplifier la politique de « maintien de l’ordre » en Algérie.

Maurice Thorez conserve son mandat de député jusqu’en 1962. Il garde la direction du PCF jusqu’en 1964, date de son décès. Il repose dans la 97e division avec son épouse Jeannette Vermerch.

Sources : Wikipédia et divers (2017)

(APPL 2017)