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Membres du parti communiste français - Dirigeants

DUCLOS Jacques (1896-1975)

97eme division (1ere ligne)
vendredi 25 août 2006.
 

Militant et dirigeant

du

Parti communiste français

Jacques Duclos est né en 1896. Il est le fils d’un artisan charpentier. Il est originaire des Pyrénées. Dès l’âge de seize ans, il monte à Paris comme on disait alors. Il travaille comme pâtissier dans l’hôtellerie parisienne.

Arrive la Grande Guerre, il est mobilisé en 1915. En 1917, il est fait prisonnier, il profitera de ces circonstances pour se lier avec des prisonniers russes. De retour en France, il se rapproche tout d’abord de la cause pacifiste, puis en 1920, il rejoint la Xe section de ce qui deviendra le Parti communiste. Très rapidement, il gravit tous les échelons du Parti. Il siège au Comité Central à 29 ans. Il est élu pour la première fois député de la Seine en 1926. Son engagement politique sans faille lui crée beaucoup de difficulté.

Au cours d’une campagne pour la paix au Maroc, il est accusé de provocation. Couvert tout d’abord par son immunité parlementaire, il doit bientôt se fondre dans la clandestinité en 1927. Il ne pourra réapparaître qu’en 1931 à la faveur d’une amnistie. En 1936, il entre au comité exécutif de l’Internationale communiste. Il est réélu député en 1936, il devient vice-président de l’assemblée. C’est un ardent défenseur des Républicains espagnols.

Mais en 1939, il refuse de désavouer le pacte germano-soviétique entre Hitler et Staline, cette position le met en demeure d’entrer dans la clandestinité pour une période de cinq années. En 1940, son appartenance au PC le fait déchoir de son mandat électif. Il organise alors, sous le nom de Frédéric, le service de propagande du Parti Communiste. Il assure en compagnie de Benoît Frachon, la direction des actions clandestines du PC.

En 1945, il est membre de l’Assemblée constituante, puis retrouve son siège de député de la Seine. Il est de nouveau nommé vice-président de l’assemblée. Il participa activement aux débats parlementaires. Mais en 1958, en écho à la position du PC au référendum, il perd son siège.

En 1959, il est élu Sénateur de la circonscription de la Seine. Il assure la présidence du groupe communiste au Sénat. Il est membre de plusieurs commissions et intervient très fréquemment dans les débats, notamment la question algérienne. En 1969, à soixante-douze ans, il défend les couleurs du PC face à Alain Poher, président du Sénat et à Georges Pompidou, pour l’élection à la présidence de la république. Jacques Duclos est décédé en 1975.