Navigation







Compositeurs - Musiciens - Chanteurs

LEFEBURE-WELY Louis Joseph Lefébure dit (1817-1869)

4eme division
samedi 8 juillet 2006.
 

Organiste et musicien

Louis James Lefébure dit Lefébure-Wely est né à Paris en 1817. Organiste et musicien français, il a attaché son nom aux orgues du facteur Cavaillé-Coll. Il est successivement organiste aux orgues de l’église Saint-Roch, de 1841 à 1846, de l’église Saint-Sulpice de 1846 à 1858, puis enfin à l’église Saint-Sulpice de 1863 à 1869.

Nous avons une idée de la façon dont les tonalités des instruments de Cavaillé-Coll rendaient les accords des œuvres populaires des chefs d’œuvres de César Franck, de Widor ou de Vierne. Mais la musique qui reflète le plus l’ordinaire du paroissien de 1840 à 1870 est bien celle de Lefébure-Wely.

La réalité est que Cavaillé-Coll et notre musicien sont parvenu à unir leurs forces et leur talent pour saisir le potentiel des nouvelles tonalités et combinaisons de composition musicale destinées à faire frémir l’auditoire. L’exemple le plus marquant se trouve dans les obsèques de Frédéric Chopin, ou aussi dans les commémorations à la mémoire des victimes de grands désastres ou accidents frappants l’imagination.

Lefébure-Wély et notre facteur sont réellement deux amis. Le musicien est un protégé de l’aristocratie, depuis sa plus tendre enfance. Il fréquente les salons bourgeois où son épouse, chanteuse de talent, pousse la note, notamment, elle excelle dans la Sérénade, adaptée de Victor Hugo par Gounod. Ses nombreux admirateurs l’ont orienté vers le modèle religieux, ce qui à priori, ne le dérange pas. Ses contemporains sont unanimes à dire à saluer ses interprétations et improvisations, mais il semble avoir le plus souvent choisi la voie la plus facile, privilégiant la musique qui ne pose aucune question.

Cavaillé-Coll sait pertinemment, en observateur perspicace, que notre musicien ne peut et ne souhaite point atteindre les sommets symphoniques auxquels les instruments du facteur d’orgue peuvent accéder. Les rapports entre les deux hommes se détériorent, situation qui a peut être menée au trépas prématuré de Lefébure-Wely. Il semblerait que Cavaillé-Coll ait joué un double jeu, balançant entre l’artiste et l’homme d’affaires, et finalement, choisi son camp : la grande tradition polyphonique que Lemmens et son école étaient sensés incarner.

Lefébure-Wely est décédé à Paris en 1869.

Le monument a été dessiné par l’architecte Victor Baltard (qui avait conçu les Halles) et il est orné d’un buste et d’une plaque de marbre blanc représentant « La musique » de Hyacinthe Chevalier .

Crédit photos : Annie_photos (APPL 2008) et Didier Muller (2016)

(APPL 2016)