Navigation







Compositeurs - Musiciens - Chanteurs

CASTIL-BLAZE Joseph Blaze dit (1784-1857)

22eme division
samedi 8 juillet 2006.
 

Compositeur et critique musical

François Henri Joseph Blaze dit Castil-Blaze, musicographe, compositeur, critique musical et éditeur français, est né à Cavaillon dans le Vaucluse le 1er décembre 1784. Il passe toute son enfance à Cavaillon. Il monte à Paris pour suivre des études de droit, mais parallèlement, pour apprendre aussi la musique. Il est élève au Conservatoire de musique. Il repart pour le Vaucluse où il reste quelques années, puis revient définitivement à Paris.

C’est avant tout un adaptateur des opéras français et étrangers pour diverses scènes de la province française. Castil-Blaze adapte le livret ainsi que la musique. Ce travail d’arrangeur lui attire de nombreuses critiques, mais, il affirme que cela permet à une partie du public de se familiariser avec l’Opéra.

Son rôle de critique le fait connaître très largement. A partir du 7 décembre 1820, il publie dans le Journal des Débats des Chroniques Musicales. Dans ces chroniques assez irrégulières dans le ton et dans la forme, une trentaine par an environ, Castil-Blaze semble bénéficier d’une liberté certaine. La plupart de ses chroniques critiquent des œuvres lyriques, d’autres sont plus axées à des réflexions sur la musique, à des nécrologies de compositeurs (Weber en 1826, Beethoven en 1828), ou à des critiques de concerts. Il écrira ses chroniques jusqu’en 1832.

Il rejoint ensuite le Journal Le Constitutionnel. Il collabore également à la Revue Musicale de Fétis, ainsi qu’à d’autres journaux ou revues du même type. C’est sans aucun doute, en France, le premier critique musical a avoir étudié la musique. Castil-Blaze est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages et articles, portant sur la théorie de la musique, son histoire et l’histoire du théâtre. Il lance une série de trois ouvrages consacrés aux trois grands Théâtres lyriques de la capitale : l’Opéra, le Théâtre italien et l’Opéra-Comique. Mais il n’a pu terminer et publier que les deux premiers avant sa mort survenue le 11 décembre 1857 à Paris. Le troisième est resté à l’état de manuscrit conservé à la Bibliothèque Nationale de France. Ces ouvrages, très recherchés aujourd’hui, suscitent toujours l’intérêt des historiens, mais aussi leur méfiance quand à la véracité des anecdotes rapportées.

Parmi ses œuvres nous retiendrons : De l’Opéra en France (1820), Dictionnaire de Musique moderne (1821-1825), Chapelle-Musique des Rois de France (1832), La danse et les Ballets depuis Bacchus (1832), Le Mémorial du Grand Opéra (1847), Molière musicien (1852), l’Académie Impériale de Musique de 1645 à 1855, (1855), l’Opéra italien de 1548 à 1856 (1856), l’Art des vers lyriques (1858), œuvre posthume.