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Compositeurs - Musiciens - Chanteurs

GOUBLIER Gustave (1856-1926)

4eme division (1ere ligne)
dimanche 11 juin 2006.
 

Auteur compositeur

Fils de commerçants, Gustave Goublier, de son vrai nom Gustave Conin, est né à Paris, le 15 janvier 1856. Il s’intéresse très tôt à la musique et travaille assidûment le piano.

A 17 ans, il monte sur les planches et joue quelque temps la comédie. Mais bientôt, on le retrouvera comme pianiste-accompagnateur chez Robert Houdin où il restera 3 ans. Mais la musique l’habite. Il compose romances, mélodies et poèmes... A peine son service militaire terminé, il se marie à 22 ans avec une jolie couturière...

Gustave Goublier se produit dans divers cafés-concerts. Il commence à être connu. Sa carrière se développe alors dans deux directions : comme compositeur et comme chef d’orchestre. Il dirige notamment au casino du High-Life, à Saint-Valéry en Caux et à Granville.

C’est à Paris que naît en 1888 son second fils, Henri, le futur compositeur de La cocarde de Mimi-Pinson. Au début du siècle, il est chef d’orchestre à l’Eldorado où il dirige, entre autres, de nouveaux venus comme Dranem ou Mistinguett.

En 1903 il est au Moulin-Rouge où il dirige la fastueuse opérette anglaise La Belle de New York (qui sera reprise cinquante ans plus tard à Mogador par Henri Varna). On le retrouve ensuite à la Taverne Gauloise puis à la direction des bals de l’Opéra...

Comme compositeur, on lui doit des chansons qui ont traversé le XXe siècle : L’angélus de la mer), Le credo du paysan. Pour des établissements comme l’Alcazar ou l’Eldorado, il compose de petits opéras-comiques (Frivoline), vaudevilles, poèmes, revues...

Sa première opérette La boule de neige (1898) est créée dans un petit théâtre de quartier, la Galerie Vivienne. On citera ensuite : Par devant notaire (1899),Le sérum de l’amour (1899),Le roi boîte (1913).

Son ouvrage le plus célèbre, Mam’zelle Boy-Scout , opérette patriotique, est créé à la Renaissance le 3 avril 1915. Il composera encore quelques ouvrages après la guerre (Les surprises d’une nuit d’amour et Ah ! quelle nuit).

Son épouse, qui ne s’était jamais remis de la mort de leur fils aîné, Emile (disparu en 1906), meurt en 1921. Gustave Goublier est alors un homme désespéré, sans ressort. La mort vient le chercher doucement le 27 octobre 1926.

Son fils Henri (1888-1951) repose dans la même sépulture dans la 4eme division. Leur tombe est ornée de deux médaillons en bronze.

Revue de presse : Le Petit Parisien (29/10/1926)

27 octobre 1826.

Gustave Goublier, l’auteur du "Credo du Paysan", décède à son domicile, 32 rue de l’Échiquier, près de la Porte Saint-Denis, à Paris.

Oeuvre de G. Goublier sur youtube

« Hier est mort, à Paris, à l’âge de soixante dix ans, Gustave Goublier, qui a connu, pendant un demi-siècle, une véritable célébrité comme compositeur populaire.

Quelques titres parmi ses nombreuses œuvres, le Credo du paysan, la Voix des chênes, Mendiant d’amour, l’Angélus de la mer évoqueront dans toutes tes mémoires les succès que ses mélodies remportèrent.

Tous les artistes de la chanson française ont interprété ses oeuvres dans le monde entier. Beaucoup d’entre eux l’eurent comme chef d’orchestre, à Parisiana, au Moulin-Rouge, à l’Eldorado, aux Folies-Bergére.

C’était un maître d’une aimable cordialité, qui avait su s’attacher lu sympathie des innombrables paroliers avec lesquels il collabora. »

Le Petit Parisien, édition du 29 octobre 1926.

Sources : Documentation lyrique de l’ANAO. J-C Fournier (APPL 2006)