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Imprimeurs - Publicistes - Editeurs

BOUCHERIT Edouard (1874-1976) et Renée BOUCHERIT, née INSERMINI (1889-1972)

5eme division (Chemin Serré, 1ere ligne)
vendredi 15 novembre 2019.
 

Éditeur et fondateur de magazines

Édouard Boucherit voit le jour en 1874

Décédé en 1976

Renée Boucherit née Insermini voit le jour en 1889

Décédée en 1972

Fondateurs du magazine féminin Modes et travaux.

Revue de presse :

15 novembre 1919 : le premier Modes & Travaux.

[ Édouard Boucherit porte encore l’uniforme lorsque, en 1918, il signe le bail de l’immeuble du 10, rue de la Pépinière. Sa mère, Caroline Boucherit, dirige alors deux petites revues : la Broderie illustrée et la Broderie blanche. À force de persévérance, il l’a persuadée de lui laisser les transformer.

Le 15 novembre 1919 paraît le premier numéro de Modes et Travaux féminins, bimensuel diffusé, pendant les dix premières années, à quelque trente mille exemplaires. Édouard Boucherit s’occupe de l’administration, sa femme Renée de la rédaction Bientôt, ils s’adjoignent André Bellanger, qui connaît bien l’imprimerie, et le journal passe à la quadrichromie en 1930. C’est alors le véritable démarrage. On fête bientôt les cent mille exemplaires.

La guerre interrompt pendant une année la publication de la revue, qui reparaît sous forme mensuelle. Désormais, sa progression sera ininterrompue pour atteindre, en mai 1968, son sommet avec deux millions deux cent mille exemplaires. Les ventes fléchissent ensuite légèrement, mais à aucun moment un magazine féminin n’a réussi à concurrencer sérieusement Modes et Travaux

Deux raisons essentielles à cela. D’une part, le couple Boucherit, tel un artiste, " sent " son public. Pour que celui-ci soit le plus large possible, il lui faut des modèles aisément portables, sans excentricité. On tient grand compte des critiques et suggestions formulées par les lectrices dans un volumineux courrier auquel le journal répond toujours. D’autre part, les explications publiées sont claires, précises et exactes, et une femme qui les suit est assurée d’obtenir un vêtement ou un ouvrage irréprochables.

Dans des ateliers qui existaient déjà au moment où Édouard Boucherit a repris l’affaire de sa mère et qu’il a développée progressivement, chaque modèle, chaque patron qui sera offert aux lectrices est essayé, réalisé, analysé. C’est la première force de Modes et Travaux... ]

Michel Sidhom, Le Monde, édition du 06/12/1976

Poupée Françoise

En 1951, le magazine consacre une page à des travaux d’aiguilles permettant d’habiller des poupées variées. Très vite, dans le magazine la poupée Françoise rencontre un vif succès. Le but premier est d’attirer un nouveau public. Les jeunes filles ont désormais une raison particulière pour consulter le même magazine que leur mère afin de les imiter dans une de leurs tâches domestiques. Elles peuvent apprendre ou perfectionner la couture ou le tricot pour la poupée.

Les modèles de vêtements suivent la mode enfantine de l’époque et les saisons. Pour l’hiver les manteaux épais succèdent aux jupe plissées de l’automne ou aux robes légères de l’été et aux gilets pour le printemps.

La poupée est réalisée dans du sicoïd produit par la Société Nobel française (SNF) ou bien du novoïd. Ce dernier matériau est du polystyrène imitant la celluloïd, même si la poupée Françoise en celluloïd a également existé. Ses yeux sont en porcelaine et ses cheveux de couleur châtain clair sont coiffés sur une coupe carrée avec une raie de côté. Elle représente une petite fille âgée d’environ 7 ans. Elle est conçue pour que les jeunes filles puissent la vêtir facilement.

En 1960, la poupée Françoise est remplacée par une autre poupée appelée Marie-Françoise. Mais le public ne s’y attache pas. La production s’arrête.

En 1998, Petitcollin relance la poupée Françoise. Cette fois-ci elle est fabriquée dans du chlorure de polyvinyle et porte quelques modifications. Son visage est un peu plus grand bien que facilement reconnaissable par rapport à l’originale. La matière imitant la peau peut être mate ou brillante selon les commandes. Cependant Petitcollin arrête la production en 20113.

Sources : Michel Sidhom, Le Monde, édition du 06/12/1976

Modes et travaux, Edouard et Renée Boucherit

Photos : Wikimédia Commons

(APPL 2019)