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BIGNAN Anne (1795-1861)

49me division (1ere ligne)
dimanche 10 novembre 2019.
 

Homme de lettres et poète français

Anne Bignan, voit le jour à Lyon le 3 août 1795

Décédé à Pau le 27 novembre 1861

homme de lettres et poète français, réputé à son époque tant pour ses traductions d’Homère que pour sa passion des honneurs académiques.

Son père, Jean-Louis-Dominique Bignan de Coyrol, avait été député du Dauphiné aux États généraux de 1789. Élevé à Paris, Anne Bignan manifeste très tôt sa vocation à la fois pour les lettres et pour les concours en remportant, en 1813 et 1814, plusieurs prix au concours général.

Après avoir publié en 1819 ses premières traductions d’Homère, il remporte, entre 1822 et 1849, pas moins de 35 prix, accessits et mentions pour les élégies, odes et épîtres qu’il envoie inlassablement à l’Académie française et à l’Académie des Jeux floraux, à la Société archéologique de Béziers comme à la Société d’émulation de Cambrai ainsi qu’à de nombreuses autres académies.

S’il n’obtient pas de la sorte la renommée qu’il recherche en qualité de poète, il gagne néanmoins une indubitable notoriété, ce dont témoigne par exemple la caricature que fait Victor Hugo, contre lequel il brigue un fauteuil à l’Académie française en 1840, de « M. Bignan recevant le prix de poésie a l’Académie ».

Cependant, si ses contemporains se moquent de ce « lauréat perpétuel, une sorte de Juif-Errant académique », ils ne lui en reconnaissent pas moins le mérite d’être le premier, après Guillaume Dubois de Rochefort au siècle précédent, à avoir traduit l’intégralité de l’Iliade et de l’Odyssée en vers français.

Outre les quelque 60 000 vers qu’il compose ainsi au cours de sa vie, il publie aussi quelques essais et quelques romans, dont notamment L’Échafaud, qui constitue un plaidoyer contre la peine de mort.

Deux de ses épîtres ont par ailleurs pour sujet la Colonie agricole de Mettray et l’Abolition de la traite des Noirs.

Alors même qu’il était le neveu du très influent député Jean-Claude Fulchiron, Bignan, qui avait été nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1829, demeura toute sa vie à l’écart de la mêlée des partis, attitude qu’il justifia dans une comédie, La Manie de la politique, qui ne fut jamais représentée.

Publications

La Grèce libre, ode, 1821

L’Échafaud, roman, 1822

Le Dévouement des médecins français, poème qui a obtenu une mention honorable à la séance publique de l’Académie française, le 24 août 1822

Isaure et Olivier, poème couronné à l’Académie des Jeux floraux, le 3 mai 1822

L’Abolition de la traite des Noirs, épître aux Souverains de l’Europe rassemblés au Congrès de Vienne, qui a obtenu la première mention honorable au jugement de l’Académie française, à la séance publique du 25 août 1823

L’Avènement de Charles Dix, ou les Trois visions, poème lyrique, 1825

Napoléon, ou le Glaive, le trône et le tombeau, poème suivi du Siège de Lyon, de plusieurs autres poëmes, et de la traduction en vers du premier chant de l’Iliade, 1825

Épître à M. Mély-Janin, à l’occasion de sa pièce de Louis XI, 1827

Poésie, 1828

L’Entrée d’Henri IV dans Paris, poème qui a remporté le prix de poésie à la Société royale des Bonnes-Lettres, séance du 30 mai 1828

Épître à quelques ennemis des lumières sur la découverte de l’imprimerie, qui a obtenu l’accessit au jugement de l’Académie française, dans la séance publique du 25 août 1829

Épître à un jeune romantique sur la gloire littéraire de la France, pièce qui a remporté le prix de poésie décerné par l’Académie française dans sa séance publique du 9 août 1831

Une Fantaisie de Louis XIV, roman historique, 2 vol., 1833

Mélodies françaises, 2 vol., 1833

Louis XV et le cardinal de Fleury, 1736, roman historique, 1835

Sermon au Curé de mon village sur la Comète de Halley, 1835

L’Arc de triomphe de l’Étoile, ou la Revue impériale, pièce qui a obtenu l’accessit au jugement de l’Académie française, dans le concours de 1837

Le Dernier des Carlovingiens, 1837

Essai sur l’influence morale de la poésie, 1838

Napoléon en Russie, poème en six chants, 1839

La Manie de la politique, comédie en 5 actes et en vers, 1840

Le Monument de saint Louis à Tunis, ode qui a obtenu l’accessit au jugement de l’Académie française, concours de 1841

Épître à Pascal, 1842 Texte en ligne

Épître à Molière, qui a obtenu, au jugement de l’Académie française, une médaille d’or, dans le concours de poésie de 1843

Épître aux fondateurs de la colonie agricole de Mettray, 1843

Mirabeau et Napoléon, poème couronné par l’Académie d’Arras, au concours de poésie de 1843

Épître au chancelier Gerson, 1845

Œuvres poétiques, 2 vol., 1845

Poèmes évangéliques, 1850

Épître à Cuvier, et Conseils à un novateur, pièces qui ont obtenu le prix et l’accessit à l’Académie française, dans sa séance publique du 27 août 1853

Variétés en prose, 1857

Romans et nouvelles, 1858

Le Pauvre Vieillard, élégie sur la guerre d’Espagne de 1809, s. d.

Choix de poésies posthumes et autres, 1863

Traductions

Homère : Trois chants de l’Iliade, traduits en vers français, suivis de quelques fragments, 1819

Homère : L’Iliade, traduite en vers français, 1830

Homère : L’Odyssée, traduite en vers français, 1841

Lucain : Les Beautés de la Pharsale, traduites en vers français, 1859

Anne Bignon repose dans la 49eme division.

Sources : Wikipédia (A. Bignan)

Source biographique : Edmond Biré et Émile Grimaud, Les Poètes lauréats de L’Académie française, A. Bray, Paris, 1864, vol. 2, p. 11-22

Photos : BNF - GALLICA/Wikimédia Commons

(APPL 2019)