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Photographes - Arts de l’image

BIVER Eugène, comte (1861-1929)

32eme division (Chemin de La Bedoyère)
mercredi 6 novembre 2019.
 

Édile et photographe français

Le comte Eugène Biver voit le jour le 15 février 1861 à Saint-Gobain (Aisne)

Décédé à Villiers-le-Bâcle le 6 novembre 1929

Photographe français

« Ici repose, le comte Eugène BIVER, maire de Villiers-le-Bâcle, né à Saint-Gobain le 15 février 1861, décédé à Villiers-le-Bâcle le 6 novembre 1929 »

Il est mort châtelain. Il passera à la postérité comme photographe...

Revue de presse (E. Biver)

[ Le nom de l’auteur des 1120 clichés pris entre 1895 et 1905 et retrouvés par hasard dans une poubelle du plateau de Saclay est connu depuis hier grâce au travail de généalogistes amateurs. Il s’agit du comte Eugène Biver, propriétaire du château de Villiers-le-Bâcle à la fin du XIXème siècle.

« A mesure que nous archivons ses photos, nous en découvrons de plus en plus géniales », s’enthousiasmait hier Luce Lebart, responsable des collections à la Société française de photographie, à laquelle ce trésor oublié a été offert lundi par un donateur essonnien.

Le comte Eugène Biver est né le 15 février 1861 à Saint-Gobain (Aisne). Issu de la haute société, il est âgé de 7 ans quand son portrait photo est réalisé par un professionnel. « C’était une pratique très en vogue à l’époque dans la bourgeoisie », témoigne Luce Lebart.

Esprit brillant, le comte sort major de l’Ecole centrale. Ingénieur d’élite, il travaille dans les mines de fer, la fonderie, les transports maritimes à vapeur ou la construction de locomotives, ce qui l’amènera à voyager de par l’Europe et le Maghreb, en rapportant à chaque fois de nombreuses photos.

Eugène Biver s’installe au milieu de sa vie au château de Villiers, vaste bâtisse terminée sous le règne de Louis XIV en 1684 par le seigneur de Saclay. « A peu près tout le village appartenait aux Biver », témoigne Gilbert Lannois, né dans la commune en 1934. Le comte était même maire de Villiers-le-Bâcle, à une époque où le département s’appelait encore Seine-et-Oise. « Il faisait beaucoup de bien », assure sa notice nécrologique dans la « Revue de la métallurgie » parue à sa mort, en 1929. Car le comte n’était pas qu’un bourreau de travail mais, toujours selon sa biographie, un homme « d’une affabilité profonde et d’une bonté extrême ».

Son sujet de photo préféré est sa première fille, Marie-Louise, née en 1896, dix ans après son grand frère Paul. « Les gens sourient sur ses photos de bohémiens. Cela prouve qu’il avait su créer un climat de confiance. Pourtant, c’était loin d’être son monde », ajoute Luce Lebart. Marie-Louise et Paul devinrent historiens. La petite dernière du comte, Marie-Hélène, célibataire endurcie, restera au château jusqu’à sa mort en 1985. La bâtisse tombe alors à l’abandon.

En 1995, la demeure est achetée par l’imitateur Yves Lecoq. « Que ces photos aient été retrouvées dans des poubelles ne m’étonne pas. A mon arrivée, tout avait été malheureusement vidé et placé dans des bennes. Les plans du jardin étaient même éparpillés par terre », se rappelle l’humoriste, qui a restauré le château et le fait visiter l’été.

(Source : Le Parisien, édition du 19 avril 2013)

[ Né le 15 février 1861, à Saint-Gobain (Aisne), Eugène River était sorti de l’Ecole Centrale des Arts et Manufactures en 1882, major de sa promotion. Il était le fils d’Hector Biver, également ancien élève de l’Ecole Centrale, qui fut longtemps directeur général, puis administrateur de la Compagnie de Saint-Gobain.

Grâce à ses hautes qualités, Eugène Biver se fit rapidement une grande place dans l’industrie et, après d’assez courts stages comme ingénieur dans l’industrie chimique et dans la métallurgie, il fut appelé de bonne heure à faire partie de Conseils d’administration de sociétés importantes.

C’est ainsi qu’il était devenu vice-président du Conseil d’administration de la Compagnie de Châtillon, Commentry et Neuves-Maisons et de la Société générale de Transports maritimes à vapeur. Parmi d’autres sociétés dont il était administrateur, nous citerons seulement la Compagnie générale de Construction de locomotives, la Société des Forces motrices de la Truyère et la Société des Fonderies et Laminoirs de Biache Saint-Yaast, dont le point de départ avait été une usine fondée par Hector Biver, vers 1848.

Comme son père, Eugène Biver s’intéressa vivement aux œuvres sociales destinées à améliorer le bien-être des ouvriers et des employés, et sa générosité était bien connue.

Très attaché à sa petite commune de Villiers-le-Bâcle, il a voulu que ses obsèques fussent célébrées dans son église, et c’est également avec la plus grande simplicité qu’il a été inhumé dans un caveau de famille, au cimetière du Père-Lachaise, le 8 novembre.]

(Source : Le Génie civil : revue générale des industries françaises et étrangères, édition du 23/11/1929)

Sources : Revues de presse et divers

Photos : Eugène Biver

(APPL 2019)