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Ecrivain - Romancier - Poéte

ACHARD Louis Eugène Amédée (1814-1875) (85)

85eme division (2eme ligne, K, 9)
vendredi 9 juin 2006.
 

L’un des pères du roman de cape et d’épée

Voici un auteur bien oublié aujourd’hui. Et pourtant, Amédée Achard a écrit de savoureux romans de cape et d’épée, plein de bruits, de batailles et, bien sur, d’amours sublimés....

Louis Amédée Eugène Achard est né à Marseille le 19 avril 1814. De sa jeunesse, on ne connaît que peu de choses. Il fait un court séjour à Alger où il dirige une ferme, on le retrouve ensuite à Toulouse au cabinet du préfet. Il regagne sa ville natale, Marseille et est journaliste dans diverses feuilles locales, le Vert-Vert, l’Entracte, le Charivari et enfin au journal L’Epoque. Conjointement, Achard écrit beaucoup pour lui et même pour certains de ses collègues en mal d’inspiration.

On le retrouve ensuite au journal satyrique, le Pamphlet , où il collabore activement. Soucieux de sa réputation et de son honneur, il provoque en duel un certain Fiorentino, qui l’a diffamé, mal lui en prend, il est très sérieusement blessé. A peine remis sur pied, encore convalescent, il part pour l’Italie avec l’armée française pour couvrir la guerre pour le Journal des débats.

Amédée Achard est un bourreau de travail, il écrit énormément, en plus de son activité de journaliste, il trouve le temps d’écrire une quarantaine de romans et une trentaine de pièces de théâtre. Il est surtout connu pour ses romans de cape et d’épée, mais, c’est à tort que l’on lui prête la paternité de cette expression que l’on doit à l’irremplaçable Ponson du Terrail. Quoi qu’il en soit, Amédée Achard est l’un des pères de ce genre littéraire. Alexandre Dumas est un inconditionnel d’Achard, qu’il admire beaucoup.

Amédée Achard est parallèlement l’auteur de romans de mœurs, prose gentillette, considérée aujourd’hui comme des romans dits à l’eau de rose.

Parmi l’œuvre multiple d’Achard, se détache : Belle Rose, Le Clos Pommier, La Sabotière, Histoire d’un homme, Les Coups d’épée de M. de la Guerche, suivis des Chevauchées de M. de la Guerche et de la suite Envers et contre tous en 1874, en trois volumes. Citons encore la Cape et l’épée en 1875 et sa suite, Toison d’or la même année. On lui doit aussi des récits de voyage, Lettres adressées à un journal de Paris dont il était correspondant pendant la campagne d’Italie : Montebello, Magenta, Marignan, en 1859. Amédée Achard s’est éteint à Paris en 1875.

Son monument a été élevé à sa mémoire par la Société des Gens de lettres et la Société des Auteurs dramatiques. Il est orné d’un médaillon du à JANSON.

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