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Producteurs - Metteurs en scène - Arts de l’écran

HAKIM Robert (1907-1992)

60eme division
vendredi 23 août 2019.
 

Producteur de cinéma

Robert Hakim voit le jour le 19 décembre 1907 à Alexandrie (Egypte)

Décédé le 09 février 1992 à Paris (France)

Robert Hakim est le frère des producteurs Raymond et André Hakim. Marié à une fille de Darryl F. Zanuck, André Hakim est producteur aux Etats-Unis pour la 20th Century Fox.

Robert Hakim fait ses premiers pas au cinéma en 1926 comme attaché au service location de Paramount à Paris. A partir de 1931, il s’oriente vers la production comme assistant de production aux Studios de Joinville puis vers l’exploitation comme directeur et propriétaire des cinémas parisiens : L’Alhambra et Le Biarritz.

Carrière au cinéma

A partir de 1934, Robert et Raymond Hakim deviennent producteurs et créent la société Paris Film Production. Jusqu’en 1940, les Hakim produisent des films de bonne facture, interprétés par les grandes vedettes de la période : Pépé le Moko (1936) de Julien Duvivier avec Jean Gabin et Mireille Balin et La Bête humaine (1938) de Jean Renoir avec J. Gabin et Simone Simon, demeurent deux grands classiques du cinéma français d’avant-guerre à forte résonance sociale.

L’occupation allemande contraint les frères Hakim (Robert, Raymond et André) à rejoindre le cercle des exilés français à Hollywood. Sept ans après La Bête humaine, Robert et Raymond signent leur première production Outre-Atlantique (Loew-Hakim, Inc) avec The Southerner (1945) de J. Renoir. Suivent alors des productions (RKO et UA) aux génériques riches en stars : nottament Ginger Rogers dans Hearbeat (S. Wood, 1946) et Henry Fonda dans The Long night (A. Litvak, 1947).

De retour à Paris en 1951, Robert et Raymond (seul André restera aux E.-U.) réorganisent Paris Films, et retrouvent avec Casque d’or (J. Becker, 1951) cette qualité qui avait fait leur réputation avant guerre. Les co-productions avec l’Italie leur permettent de se développer tout en s’internationalisant : sur les écrans vedettes françaises et étrangères vont donc se côtoyer pour le plus grand plaisir des publics : Fernandel au côté de la jeune première Pier Angeli (Mam’zelle Nitouche d’Y. Allégret, 1953) ; Raf Vallone et Simone Signoret (Thérèse Raquin de M. Carné, 1953) ; Anthony Quinn et Gina Lollobrigida (Notre-Dame de Paris de J. Delannoy, 1956).

Véritables touches à tout du cinéma français, les Hakim vont se démarquer des poncifs du Cinéma de papa, en produisant des films de plus grande envergure notamment L’Avventura (1959), oeuvre charnière dans la filmographie du réalisateur italien Michelangelo Antonioni. Ils approchent la Nouvelle Vague, alors chasse-gardée des producteurs Georges de Beauregard et Pierre Braunberger, en produisant trois films de Claude Chabrol, notamment A double tour (1959) considéré comme le premier succès commercial de la Nouvelle Vague.

A partir des années soixante, les productions des frères Hakim se feront les témoins de la libéralisation des moeurs avec des films d’auteurs chargés de sensualité, sensualité présente autant dans l’écriture que dans le jeu des interprètes féminines : Jane Fonda et Anna Karina (La Ronde, R. Vadim (1964) ; Catherine Deneuve (Belle de Jour, L. Bunuel, 1966) ; Vanessa Redgrave (Isadora, K. Reisz, 1968) ; Anicée Alvina (Le Rempart des béguines, G. Casaril, 1972) ; ou encore Sylvia Kristel (La Marge, W. Borowczyk, 1976). Seul, Robert Hakim a produit Marthe Richard au service de la France (R. Bernard, 1937) ; Lumières de Paris (R. Pottier, 1938) et Without honor (I. Pichel, 1949).

Robert Hakim repose avec son frère Raymond dans la 60eme division.

Sources : Wikipédia (Robert Hakim)

Photos : Wikimédia Commons

(APPL 2019)