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Révolution et Empire

BRUIX Etienne Eustache (1759-1805)

36ème division (1ere ligne, M, 34)
jeudi 7 juillet 2005.
 

Amiral, ministre de la Marine

Étienne Eustache Bruix, voit le jour en 1759 à Saint-Domingue (Fort Dauphin).

Issu d’une famille distinguée, originaire des Landes, il s’embarqua comme volontaire sur un vaisseau marchand. Deux ans après (1778), il était garde de la marine, fit sa première campagne sur la frégate le Fox, et sa seconde sur la Concorde. Il servit dans les diverses escadres qui vinrent au secours des États-Unis en participant à la Guerre d’Indépendance des États-Unis. Il fut fait enseigne de vaisseau.

Nommé commandant du Pivert, il fut chargé, avec M. de Puységur, d’établir les cartes destinées à retracer les côtes et les débouquements de Saint-Domingue. Lieutenant de vaisseau au début de la Révolution et membre de l’académie de marine, en 1791, capitaine le 1er janvier 1793, destitué comme noble en octobre suivant.

Retiré aux environs de Brest, il rédige un mémoire sur les Moyens d’approvisionner la marine par les seules productions du territoire français que Napoléon Bonaparte lit et apprécie.

Rappelé en service en 1795, il est employé de nouveau sous le ministère de Truguet qui lui confia l’Éole jusqu’au moment où il fut envoyé sur l’escadre de Villaret-Joyeuse, en qualité de major général.

Eustache Bruix est chef de division adjoint à l’amiral Justin Bonaventure Morard de Galles durant l’expédition d’Irlande. Lazare Hoche le remarque et le fait nommer contre-amiral en mai 1797.

ministre de la Marine du 28 avril 1798 au 11 juillet 1799, il prend lui-même la tête de la flotte qui partie de Brest, et tente en vain de ravitailler l’Expédition d’Égypte.

Masséna, assiégé dans Gênes, avait besoin de secours ; Bruix court à Brest où la flotte française était bloquée par les Anglais, profite d’un coup de vent qui disperse les vaisseaux ennemis, va ravitailler Gênes, rallie à son retour les Espagnols, et rentre avec eux dans le port de Brest. Après cette expédition hardie, Bruix rendit le portefeuille de la marine et prit le commandement de la flotte assemblée à l’île d’Aix, et qui devait faire voile pour l’Espagne. Mais l’ennemi renforça la croisière ; l’amiral tomba malade, et la paix d’Amiens vint empêcher la flotte de sortir.

Vice-amiral, le 13 mars 1799, il est mis dans le secret du Coup d’État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799). Napoléon Bonaparte le nomme amiral en 1801 et conseiller d’État l’année suivante.

La guerre ayant de nouveau éclaté, Napoléon conçut le projet d’une nouvelle descente en Angleterre, et confia à Bruix le commandement de la flottille du camp de Boulogne que devait transporter l’armée. Il y déploie toute son énergie mais fut obligé de revenir à Paris où il mourut de la tuberculose le 18 mars 1805, à peine âgé de 45 ans.

Il repose dans la 36eme division.

Sources : Gloires militaires de la France, Charles Mulliè, Paris 1851.

Crédit photo : Annie Photo/Philippe Landru (APPL 2008)