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SMITH Sydney amiral (1764-1840)

43eme division (1ere ligne, N, 22) chemin des anglais
mardi 30 mai 2006.
 

Amiral anglais, adversaire de Napoléon

William Sydney Smith est né en 1764. Ce grand marin britannique commande en 1799 la division navale anglaise qui participe à la défense de Saint-Jean-d’Acre. Il joue un rôle capital et déterminant durant le siège de la ville, en s’emparant des navires français transportant l’indispensable artillerie nécessaire aux troupes de Bonaparte. Sans cette aide précieuse pour détruire les remparts de la ville, les assaillants sont tenus en échec.

Sydney Smith est écoeuré par les atrocités perpétrées par son allié turc contre les français en 1800. Il relance alors les négociations, espérant réellement aboutir à la paix. Il signe avec le général Kléber la convention d’El Arich, qui prévoit entre autre, le rapatriement en France, avec armes et bagages, du corps expéditionnaire français, après, bien sur, la libération de tous les prisonniers.

Mais, le général Kléber commet l’erreur de tenter de faire parvenir des courriers au Directoire, faisant état de l’état de délabrement de l’armée française. Le gouvernement anglais, qui a lu ces fameuses missives, refuse de ratifier cette convention. Résultat : les français doivent se constituer prisonniers. Dos au mur, les dix mille hommes de Kléber se sentent trahis, ayant évacués leurs positions initiales conformément à la convention signée. Le 20 mars 1800, ils se retrouvent à affronter à Héliopolis les soixante-dix-mille turcs du Vizir Yussuf Pacha. Au soir de ce fameux 20 mars, toute l’armée turque est culbutée, et rejetée dans le désert. Pour un temps, l’Egypte est encore française.

Sydney Smith est nommé contre-amiral en 1805, c’est lui qui protége la Sicile lorsque les français occupent Naples. Il est présent lors de l’embarquement de la famille royale du Portugal en 1807, qu’il accompagne au Brésil dans leur exil. Il ne rentre en Angleterre qu’en 1810. En 1821, il est nommé amiral. William Sydney Smith est décédé à Paris en 1840 et repose au Père Lachaise dans le chemin des Anglais. En se rappelant son action à Saint-Jean-d’Acre, Napoléon a dit de lui « cet homme m’a fait manquer ma fortune ».

Sa sépulture a fait l’objet d’une restauration, le médaillon a repris sa place. A l’origine, la tombe était ornée de l’inscription suivante : Paix au héros qui se dressa, indomptable,

Quand les rues de Saint Jean d’Acre s’inondèrent de sang ottoman ;Dans la France guerrière où le grand Napoléon prit essor,

L’homme qui mit un frein à ses conquêtes trouva le repos.

L’Angleterre, estimant ses triomphes comme siens.

lui a édifié sa pierre monumentale.

Ce tombeau qui marque la place où il est inhumé

a été élevé

Par des amis, avec lesquels il vécut jusqu’à sa mort

En témoignage de leur admiration

Ci-git :

Le vaillant coeur du fils de l’Angleterre Sidney Smith