Navigation







Empire - Restauration - Monarchie de juillet - Second Empire

KELLERMANN François Christophe Edmond (1802-1868)

18eme division (1ere ligne)
mardi 2 octobre 2018.
 

Diplomate et homme politique

François Christophe Edmond Kellermann, 3e duc de Valmy et de l’Empire (1835), est un diplomate et homme politique français né à Paris le 4 ou 14 mars 1802 et mort dans la même ville (ou à Passy) le 2 octobre 1868.

Fils du général François Étienne Kellermann (1770-1835), 2e duc de Valmy et de l’Empire, François Christophe Edmond Kellermann est élève au collège Sainte-Barbe avant d’étudier le droit à Heidelberg.

En 1824, par l’entremise de François-René de Chateaubriand, alors ministre des Affaires étrangères, il est attaché à l’ambassade de France à Constantinople.

En 1827, il est chargé d’une mission diplomatique à Smyrne, suit l’expédition de Morée, avant d’être chargé d’un rapport sur la situation politique de la Grèce. Au mois d’avril 1829, il est accrédité comme chargé d’affaires à Capo d’Istria et devient secrétaire de légation.

Rentré en France après les Trois Glorieuses, il est nommé chef de cabinet du ministre des Affaires étrangères, puis premier secrétaire d’ambassade à Berne le 23 mars 1831.

En désaccord avec la politique du gouvernement, il démissionne de la diplomatie le 5 février 1833, malgré les objurgations de son père qui menace de le déshériter. Il vit de sa plume en collaborant au Rénovateur et devient l’un des propriétaires du journal royaliste La Quotidienne.

En 1838, il achète à Mme Kapeler le château de Stors (Val-d’Oise), où il entreprend d’importants travaux (remaniement du pignon nord du château, réfection de l’attique et aménagement du grand perron donnant sur l’Oise).

Le 2 janvier 1839, il est élu député par le deuxième collège de la Haute-Garonne (Toulouse), en remplacement du duc de Fitz-James, décédé. Il fut réélu successivement aux élections générales du 2 mars 18395 et du 9 juillet 18426. Il combat l’alliance anglaise, le droit de visite, le projet des fortifications de Paris, et réclame la liberté de l’enseignement. En 1843, il fait partie du pèlerinage de Belgrave Square auprès du « comte de Chambord » et est au nombre des cinq députés qui donnent leur démission pour protester contre l’emploi du mot « flétrissure » dans l’Adresse du 26 janvier 1844.

Réélu le 2 mars 1844 à une forte majorité, il revoit le « comte de Chambord » à Venise en 1845. Il ne se représente pas aux élections générales de 1846 et se consacre à la littérature politique.

Il se livre à diverses opérations spéculatives sous le Second Empire. En 1853, il est nommé membre de la Commission des embellissements de Paris et chargé d’étudier la question de la rive gauche.

Le baron Haussmann le décrit comme « un gentilhomme de très bonnes manières et d’un esprit cultivé, sans la moindre aptitude pour l’administration ». On le retrouve à la tête de la société qui a obtenu en 1853 la concession de la ligne de chemin de fer de Saint-Rambert-en-Bugey à Grenoble et qui sollicite l’autorisation de la prolonger jusqu’à la frontière avec le Piémont.

Toutefois la situation financière de la société ainsi que des présomptions de spéculation conduisent au refus des pouvoirs publics. En 1861, le duc de Valmy, criblé de dettes, revend son domaine de Stors à Pierre Casimir Cheuvreux.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (18e division).

Œuvres

Question d’Orient, 1840

Note sur le droit de visite, 1841

Coup d’œil sur les rapports de la France avec l’Europe, 1844

Moyens de combattre le socialisme, dans le journal La Patrie, 1849

De la force du droit et du droit de la force, 1850

Histoire de la campagne de 1800, d’après les mémoires manuscrits laissés par son père, 1854

Le génie des peuples dans les arts, 1867

Résidences :

Château de Stors (Val-d’Oise), de 1838 à 1861

Sources : Adolphe Robert, Edgar Bourloton, Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Bourloton, Paris, 1891, tome III, p. 453-454

Wikipédia et divers.

Photo : Wikimédia Commons

(APPL 2018)