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Hommes politiques - Ministres - Représentants du peuple

DALADIER Edouard (1884-1970)

72eme division
samedi 27 mai 2006.
 

Les accords de Munich (1938)

Edouard Daladier est né à Carpentras le 18 juin 1884. Fils d’un boulanger de Carpentras, le jeune Edouard suit des études d’histoire à la Faculté de Lyon où il est l’étudiant d’Edouard Herriot. Il est élu maire de Carpentras en 1912, puis député radical du Vaucluse de 1919 à 1940. En 1927, il devient président du Parti Radical.

Daladier participe aux gouvernements du Cartel des gauches entre 1924 et 1932, à la demande d’Edouard Herriot, comme ministre des Colonies en 1924, ministre de la Guerre en 1925, ministre de l’Instruction publique en 1926, et ministre des Travaux publics, trois fois entre 1930 à 1932. Il devient même président du Conseil en 1933, puis en 1934, où sous la pression populaire, après l’émeute du 6 février, il doit démissionner. Pendant le Front Populaire, il devient ministre de la Défense nationale de 1936 à 1937.

C’est aussi « l’homme de Munich ». Le 7 juin 1933, il est l’initiateur du « pacte à quatre », signé avec le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie pour favoriser l’intégration de l’Allemagne au sein de la SDN (Société Des Nations). Il est le signataire des accords dits de Munich en 1938, comme nouveau président du Conseil ; Mais, néanmoins, il déclare la guerre à l’Allemagne le 3 septembre 1939. Il engage alors une politique foncièrement anticommuniste suite naturelle du pacte germano-soviétique, politique qui aboutit à la mise hors la loi du Parti communiste français et à l’interdiction de parution du journal l’Humanité.

Daladier démissionne en mars 1940, il fait partie du cabinet Paul Reynaud comme ministre de la Défense nationale et de la Guerre. Il s’embarque pour le Maroc en juin 1940, mais il revient en France début août, il est alors arrêté et jugé lors du procès de Riom par le gouvernement de Vichy. Il est déporté en Allemagne de 1943 à 1945.

Edouard Daladier retrouve son mandat de député en 1946 qu’il garde jusqu’en 1958. Il est élu maire d’Avignon en 1953. En 1957, il préside le rassemblement des gauches républicaines. En 1958, il quitte toutes ses fonctions. Il s’éteint à Paris le 10 octobre 1970.

Crédit photo : Annie_photo (APPL 5-2006)