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NOLLEVAL Jules (1831-1902)

59eme division (1/1 - 62/B) Avenue Thirion
dimanche 4 mars 2018.
 

Conseiller à la Cour des Comptes

Alfred Jules NOLLEVAL voit le jour le 16 novembre 1831 à Paris

Décédé le 12 février 1902 à Paris (1er).

Conseiller référendaire

Frère d’Alfred Nolleval, avocat à la Cour, beau-frère d’Emile Boulanger (1849-1910), conseiller maître (voir notice).

Epouse le 3 février 1862 à Paris (10ème) Lucile Minoret (Paris 11/12/1841-19/12/1908 Paris 1er), fille de Louis Antoine Eugène Minoret (Paris 12/11/1815-29/3/1891 Paris 8ème), avocat à la Cour, maire de Draveil (Val-de-Marne) de 1871 à 1875, et de Lucile Anne Eugénie Pinçon de Valpinçon (Paris 4/3/1821-19/4/1883 Paris 8ème), mariés le 9 février 1841.

Docteur en droit, thèse : Du contrat de société, Paris 1854.

Reçu douzième au premier concours en 1857, auditeur le 3 avril 1857, de 2ème classe le 14 décembre 1859, auditeur-rapporteur le 6 avril 1861, de 1ère classe le 28 décembre 1861.

Conseiller référendaire de 2ème classe le 22 février 1868.

De première 1ère classe le 24 juillet 1891.

Honoraire le 16 novembre 1901.

Membre du conseil municipal de Paris. Membre de la Société de l’Histoire de France. Souscripteur à la Société antiesclavagiste de France. Membre fondateur de l’Association catholique française en 1891. Soutient financièrement et offre le terrain pour la construction de l’église Sainte-Anne de la Butte-aux-Cailles dans le 13ème arrondissement de Paris.

Lègue sa propriété de Champrosay à l’œuvre de Villepinte des religieuses de Marie-Auxiliatrice pour la construction d’un sanatorium contre la tuberculose.

En 1892, le conseiller municipal Jules Nolleval et son épouse cédèrent une partie de l’héritage d’un parent pour permettre l’acquisition d’un terrain et la construction d’une église plus vaste, qu’il était question de dédier à sainte Anne.

L’architecte Prosper Bobin conçut un édifice en ciment armé, revêtu de brique, de style romano-byzantin. Du côté de la rue de Tolbiac, une façade monumentale, flanquée de deux tours, devait signaler la nouvelle église, par ailleurs dotée d’un dôme à la croisée du transept.

Extrait de son éloge par le Procureur général Liotard-Vogt : « (...) Se consacrant dès lors au travail avec une énergie qui ne se lassait pas, il accomplit une œuvre immense, entrant dans les plus menus détails des affaires dont il était chargé et présentant des rapports qui dénotaient les recherches les plus ingénieuses et les plus approfondies. (..) Notre collègue ne se ralentit pas un seul jour, et continua jusqu’à la retraite son opiniâtre labeur. (...) »

Domiciles : 21, rue des Bons-Enfants (1er), 8, rue du Mont-Thabor (1er), 9, rue de l’Echelle (1er).

Chevalier de la Légion d’honneur le 9 juillet 1885.

Sources et photos : Cour des Comptes, biographie Jules Nolleval

Archives de Paris registre annuel des inhumations (1902-1904) P.2

(APPL 2018)