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Révolution - Empire - Restauration - Monarchie de juillet

MARTIGNAC Jean Baptiste Gay vicomte de (1778-1832)

39eme division (1ere ligne, M, 31)
vendredi 26 mai 2006.
 

Ministre de Charles X

Jean Baptiste Silvère Gaye, vicomte de Martignac est né le 20 juin 1778 à Bordeaux. Après de bonnes études, il devient en 1798, le secrétaire d’Emmanuel Joseph Sieyès. Il sert ensuite un temps dans l’armée, puis se tourne vers la littérature, il est l’auteur de plusieurs ouvrages mineurs qui n’ont pas laissé un souvenir impérissable.

Sous l’Empire, il exerce avec art sa profession d’avocat à Bordeaux, où en 1818, il devient avocat-général de la Cour Royale. Il est nommé procureur-général à Limoges en 1819. En 1821, il retourne à Marmande à la chambre des Députés, où il soutient la politique de Jean-Baptiste guillaume Joseph, comte de Villèle. Il est nommé Conseiller d’état en 1822. L’année suivante, il accompagne le duc d’Angoulême en Espagne en tant que commissaire civil ; Il est fait vicomte en 1824 et directeur général de l’enregistrement et des domaines.

Peu à peu, au contact de la vie et de la pratique politique, ses vues et pensées ultra-royalistes sont diminuées et modifiées pour tendre en direction de celles des doctrinaires. A la chute de Villèle, il est choisi par le Roi Charles X pour exporter la nouvelle politique de compromis. Il est nommé ministre de l’Intérieur le 4 janvier 1828, et virtuellement à la tête du cabinet. Martignac fait passer un acte abolissant la censure de la presse, et persuade le Roi de signer les Ordonnances du 16 juin 1828 sur les Jésuites et les petits séminaires.

Il doit faire face aux attaques des deux extrêmes gauches et droits, et quand, en avril 1829, une coalition de ces groupes tente de le défier, il est défait. Charles X qui n’a jamais cru en la politique qu’il représentait, le remplace par le prince de Polignac.

En mars 1830, Martignac vote avec la majorité la motion contre les célèbres ordonnances, mais durant la Révolution et les Trois Glorieuses, il reste fidèle à ses principes légitimistes. Sa dernière apparition publique a été pour défendre Polignac à la chambre des Pairs lors du procès des ministres du Roi déchu en décembre 1830.

Martignac l’auteur nous a laissé un Bordeaux au mois de Mars (1815), et Un Essai historique sur les Révolutions d’Espagne et l’intervention française de 1823 (Paris, 1832). Il est Grand-Croix de la Légion d’Honneur, Grand-Croix de l’Ordre de Charles III d’Espagne.

Jean Baptiste Gay vicomte de Martignac est décédé à Paris le 3 avril 1832.

Monument orné à l’origine d’un médaillon de De Bray.