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Ecrivains - Littérateurs - Romanciers

BLOCH Jean-Richard (1884-1947)

97eme division (1ere ligne, avenue circulaire)
samedi 6 janvier 2018.
 

Écrivain et homme politique

Jean Bloch, dit Jean-Richard Bloch, nvoit le jour le 25 mai 1884 à Paris 8e

Décédé le 15 mars 1947 à Paris 1er

Ecrivain, essayiste, homme politique, journaliste et poète français.

Il a siégé au Conseil de la République dans le groupe communiste.

Né Jean Bloch, il est le fils de Richard Bloch (1852-1933) et Louise Lévy. Son grand-père, Abraham Bloch est originaire du village de Lauterbourg, en Alsace.

Après une scolarité secondaire au lycée Condorcet, il suit des études d’histoire et de géographie en même temps qu’il écrit ses premiers textes, des nouvelles et un roman. Il rencontre en 1905 Marguerite Herzog, sœur d’André Maurois, qu’il épouse en 1907.

Agrégé d’histoire la même année, il devient professeur au lycée de Lons-le-Saunier, puis à Poitiers à partir de la rentrée de 1908.

Il se fait mettre en congé en 1909 afin de se consacrer à l’écriture. Il fonde en 1910 - sous le pseudonyme de Jean Richard - une publication intitulée L’Effort, qui devient L’Effort Libre deux ans plus tard, à laquelle collaborent notamment des artistes peintres comme Gaston Thiesson et Bernard Naudin.

Engagé en 1914, caporal, puis sous-lieutenant et lieutenant dans l’infanterie, il est blessé à trois reprises. Après la guerre, il collabore à La Vie ouvrière et à L’Humanité, ainsi qu’à la revue Clarté.

Socialiste depuis qu’il était étudiant, il adhère au Parti communiste français dès 1921, mais le quitte au moment de la bolchevisation. Il contribue, avec Romain Rolland et un comité d’écrivains, en 1923, à la création de la revue Europe dont son frère Pierre Abraham figure aussi parmi les premiers collaborateurs. Il collabore également en tant qu’éditeur à la maison d’éditions Rieder qui édite Europe.

En 1933, il se situe entre socialisme et communisme, sans appartenir à l’un des deux partis.

Il va militer en faveur de la cause antifasciste et du Front populaire et progressivement se rapprocher du Parti communiste. Après la crise du 6 février 1934, il adhère au Comité de vigilance des intellectuels antifascistes (CVIA) et à l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires (AEAR). Il participe en août 1934 au Congrès des écrivains soviétiques à Moscou. Ce voyage officialise son rapprochement avec le PCF. Il organise et participe activement au Congrès international des écrivains pour la défense de la culture en 1935 et, avec Louis Aragon à la fondation du quotidien communiste Ce soir en mars 1937.

Il a adhéré au Parti communiste français au début de l’été 1939, soit quelques semaines avant le Pacte germano-soviétique .

D’avril 1941 à janvier 1945, Jean-Richard Bloch séjourne en Union Soviétique. C’est à Moscou que, le 25 avril 1941, il rédige à l’intention d’André Marty des « Notes sur les Français » qu’Olivier Todd qualifie de « modèle de délation ». Une de ces notes, conservées aux archives du Komintern, rapporte des propos qu’André Malraux aurait tenus au début de la guerre à l’ambassade du Chili devant un fonctionnaire d’ambassade communiste : « Il n’y a qu’une seule solution [pour les communistes] : le mur. »

Le 1er mai 1941, il rédige une lettre à Staline, qui le classe définitivement comme un intellectuel communiste. Il réalise pendant presque tout son exil des émissions en langue française à Radio-Moscou. Du fait de l’avancée des troupes allemandes, il est évacué en octobre 1941 d’abord à Kazan, puis à Oufa. Il ne revient dans la capitale soviétique qu’en 1942 et rentre en France au début de l’année 1945. Il reprend alors la direction de Ce soir.

En 1946, Jean-Richard Bloch est élu conseiller de la République communiste, sans arrêter son activité de directeur de Ce Soir qu’il reprend quand il rentre en France. Sa mort brutale, en mars 1947, interrompt un mandat qui n’aura duré que quelques mois.

Sa fille France Bloch-Sérazin, exécutée à Hambourg en 1943, fut artificière de l’Organisation spéciale et une héroïne de la Résistance. Son autre fille, Claude, avait épousé, en 1939, le poète espagnol Arturo Serrano y Playa, officier républicain en exil.

Œuvres de Jean-Richard Bloch :

Le Théâtre du peuple, critique d’une utopie, 1910, essai

Lévy, Premier livre de contes, 1912

... et Cie, 1917, roman

Carnaval est mort, 1920, essai

Sur un cargo, 1924, récit de voyage

La Nuit kurde, 1925, roman

Le paradis des conditions Humaines. Anvers, Éditions Lumière. 1925. Illustré par des bois de Henri Van Straten. In-8 ; tirage à 361 exemplaires dont 36 sur Hollande.

Le Dernier Empereur, 17 novembre 1926, Théâtre de l’Odéon

Les Chasses de Renaut, 1927, nouvelles

Cacahouettes et bananes, 1929, récit de voyage

Destin du théâtre, 1930, essai

Destin du siècle, 1931, essai

Sybilla, 1932

Ect.

Jean Richard Bloch repose dans la 97eme division.

Sources : Wikipédia Jean Richard Bloch

Thierry Engels (APPL 2018)

Photos : APPL 2018

(APPL 6/01/2018)