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Hommes politiques - Sénateurs - Députés -

DELANOUE Thierry (1843-1927)

4eme division (1ere ligne
jeudi 21 décembre 2017.
 

Ancien député

Thierry Delanoue voit le jour le 17 mars 1843 à Paris

Décédé le 21 décembre 1927 à Paris.

Homme politique français

Propriétaire terrien, il est maire de Soulaines-Dhuys en 1878, succédant à son père, conseiller d’arrondissement en 1878 et conseiller général en 1880.

Il est député de l’Aube de 1889 à 1919, siégeant à gauche, chez les Républicains progressistes.

Rubrique nécrologique

« Les députés qui siégeaient à la Chambre avant 1919 n’ont pas appris sans regret la mort de leur ancien collègue M. Thierry-Delanoue. Pendant quarante-quatre ans, de 1875 à 1919, M. Thierry-Delanoue avait, en effet, siégé au Palais-Bourbon.

Il avait même été une des figures les plus pittoresques de l’Assemblée. Mince, de taille moyenne, toujours vêtu d’une petite jaquette et d’un minuscule chapeau rond, il arrivait au Palais-Bourbon des premiers et en partait des derniers.

Souvent, il dissimulait sous son gilet un petit chien qu’il affectionnait particulièrement et qu’il confiait à l’huissier de son vestiaire tandis qu’il allait siéger en séance.

Riche, M. Thierry-Delanoue était parcimonieux en ce qui concernait ses dépenses personnelles. Par contre, on le disait très large quand il s’agissait d’obliger les collectivités de sa circonscription de l’Aube dont il fut si longtemps le représentant.

Après son échec de 1919, qui l’avait très affecté, on ne l’avait-plus revu au Palais-Bourbon. On le rencontrait parfois sur les quais, accompagné de son petit chien. Car cet excellent homme adorait les bêtes. »

( L’Intransigeant, édition du 24/12/2017 )

-  Vestiaires -

« Le Palais-Bourbon manque de place, tout le monde le sait. Nos députés ne possèdent pas de local spécial pour leur vestiaire et dans tous les coins et recoins des couloirs on a dû installer des armoires où les sympathiques représentants déposent leurs vêtements.

Encore n’a-t-on pu en donner une à chacun d’eux. Il n’y a qu’une armoire pour deux.

Les deux co-propriétaires sont désignés par le hasard, et cela donne lieu à des rencontres assez amusantes... Ainsi, M. Thierry-Delanoue, député de l’Aube, bénéficie de la moitié du meuble concédé à M. Hucher, de l’Oise.

Ces deux honorables font très bon ménage, M. Thierry-Delanoue ferme toujours l’armoire à clef et, lorsque M. Hucher veut y prendre quelque chose, il est obligé d’aller réclamer la clef à son collègue. Méfiance ? Non pas. Prudence, dont M. Hucher ne se froisse pas du tout, au contraire.

Car M. Thierry-Delanoue a un chien qu’il adore et dont il ne peut se séparer. Il l’emmène tous les jours à la Chambre et, comme les chiens ne figurent pas au nombre des êtres qui ont accès dans la salle des délibérations législatives, M. Thierry-Delanoue enferme le pauvre toutou dans son armoire.

Le cabot est habitué à cette séquestration et se tient bien tranquille. Toutefois, lorsqu’un chien a été longtemps enfermé, on ne sait jamais ce que sera son premier contact avec la liberté et c’estpourquoi M. Thierry-Delanoue va toujours, en personne, ouvrir la porte.

Le bon toutou est bien sage, mais quand la séance se prolonge au delà des limites normales, il gratte doucement à la porte.

Alors, on avertit le maître et M. Thierry-Delanoue, s’arrachant au plaisir d’écouter M. Jaurès ou tel autre orateur de la dernière heure, vient délivrer son chien et le mène « faire pipi » dans la cour. Puis, il le réintègre dans l’armoire et rentre lui-même dans la salle.

Quelqu’un a gravé sur la porte de l’armoire : Cave canem.

Et il y a des députés qui se demandent ce que c’est que cette cave. »

( Le Cri de Paris, édition du 22/02/1914)

M. Thierry-Delanoue repose dans la 4ème division, avenue principale.

Sources : Wikipédia et divers

Revue de presse (Le Cri de Paris - L’Intransigeant )

Crédit photo : Pierre-Yves Beaudouin (Wikimedia Commons)

Thierry Delanou sur le plan de la 4ème division

(APPL 2017)