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Ecrivains - Poétes - Littérateurs

GINGUENE Pierre Louis (1748-1815)

11eme division (1ere ligne, X, 19)
mercredi 24 mai 2006.
 

Historien de la littérature

Pierre Louis Ginguené est né en Bretagne le 27 avril 1748. Il fait ses études auprès de l’Université des Jésuites. Il vient à Paris en 1772, où il écrit des critiques dans le Mercure de France. Il est l’auteur d’un opéra comique, Pomponin en 1777. On lui doit aussi Les satires de la satire en 1778, et la Confession de Zulmé en 1779. Ce dernier ouvrage a fait l’objet de nombreux éloges par les auteurs de l’époque, et est réputée comme une réussite.

Ginguené est l’ardent défenseur de Niccola Piccini contre les véhéments partisans de Glück et est à l’origine de la découverte de ce musicien talentueux et prolixe, sa défense a contribuée largement à sa renommée personnelle. Il pressent les premiers symptômes de la Révolution française, il rejoint alors Giuseppe Cerutti, l’auteur du Mémoire du peuple français en 1788. Il crée une feuille, La Feuille villageoise, un journal hebdomadaire adressé aux villages de France. On lui doit également une Ode célébrant l’ouverture des Etats-Généraux. Dans ses confessions, et sur les lettres de Jean Jacques Rousseau, il défend la vie et les principes de leur auteur.

Pendant la Terreur, il est emprisonné et ne doit son salut qu’à la chute de Robespierre. Après sa libération, il participe comme directeur général de la Commission publique exécutive de l’instruction, à la réorganisation du système de l’instruction publique, et devient membre de l’Institut de France. En 1797, il est ministre plénipotentiaire auprès du Roi de Sardaigne. De retour après sept mois, Ginguené se retire dans sa maison de Saint-Prix prés de Montmorency. Il est nommé membre du Tribunat, mais, étant d’un caractère peu malléable, Napoléon le fait exclure à la première « purge ». Ginguené retourne alors à ses recherches littéraires.

Il est membre du collectif chargé de continuer la rédaction de la monumentale Histoire de la littérature de France, ouvrage paru en 1814, 1817 et 1820. Le travail le plus important Ginguené est l’Histoire littéraire de l’Italie, parue en 14 volumes de 1811 à 1835. Il corrigeait les finitions du 8e et 9e volumes, quand il est décédé. Les cinq derniers volumes ont été écrits par Francesco Salfi et mis à jour par Pierre Daunou.

On doit aussi à Ginguené la Décennie philosophique, politique et littéraire en 1807. Il a contribué aussi en grande partie à la rédaction de la Biographie universelle, au Mercure de France et à l’Encyclopédie méthodique. Il a édité les travaux de Nicolas Chamfort et de Lebrun. Pierre Louis Ginguené est décédé le 11 novembre 1815.

Crédit photo : Annie_photo (APPL 5-2006)