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LE SECQ-DESTOURNELLES Jean Louis Henry (1818-1882)

10eme division (7e ligne, AA, 19)
jeudi 17 août 2017.
 

Peintre et photographe français

Jean-Louis-Henri Le Secq des Tournelles, voit le jour le 18 aout 1818 à Paris

Décédé le 24 décembre 1882,à Paris

Peintre, graveur, photographe et collectionneur français.

Le Secq près d’une gargouille de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Photo Charles Nègre, 1853.

Jean-Louis-Henri Le Secq des Tournelles nait à Paris d’une illustre famille de la noblesse normande. Entre 1835 et 1840, il étudie la sculpture dans l’atelier de James Pradier, et la peinture auprès de Paul Delaroche, en compagnie de Gustave Le Gray, Charles Nègre et Roger Fenton.

À partir de 1848, il commence une activité de photographe. En 1850, ses vues de la cathédrale d’Amiens, préparatoires à la restauration menée par l’architecte Viollet-le-Duc, sont remarquées.

En 1851, membre de la Société Héliographique, il est retenu par la Commission des monuments historiques pour participer à la Mission Héliographique. Œuvrant sur les édifices religieux en Champagne, en Alsace et en Lorraine, Le Secq utilise à la prise de vue le procédé du calotype, qu’il traduit en épreuves sur papier salé.

Le Secq, détail de la cathédrale de Reims.

Henri Le Secq fait partie des photographes mandatés par l’État français pour la Mission héliographique, commande photographique passée en 1851 à 5 photographes : les autres étant Gustave Le Gray, Hippolyte Bayard, Édouard Baldus, et Mestral. Cette commande a pour but de faire un état des lieux du patrimoine architectural de la France.

À partir de 1852-53, il photographie le vieux Paris promis à la démolition ainsi que la forêt de Montmirail.

Il présente des photos à l’Exposition universelle de 1855. Bien que reconnu comme un puriste de la photographie d’architecture, Henri Le Secq s’en détourne peu à peu au profit de natures mortes et d’images plus symbolistes. Il reste, avec ses quatre compagnons de la Mission héliographique, un « primitif » essentiel de l’histoire de la photographie.

Il est aussi l’auteur de deux ouvrages, le premier publié en 1863, Les artistes, les expositions, le jury, le second en 1864, Aux artistes et aux amateurs des beaux-arts.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (10e division).

Collections :

Son fonds d’atelier a été donné par son fils Jean-Marie-Gustave à la Bibliothèque des Arts décoratifs à Paris en 1905.

Sa collection de ferronnerie commencée en 1862 et poursuivie par son fils Henri se trouve au musée Le Secq des Tournelles à Rouen.

Sources : Wikipédia et divers (2017)

Photo de la tombe : Pierre-Yves Beaudoin (Wikimédia Commons)

(APPL 2017)