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Sculpteurs - Statuaires - Fondeurs - Arts de la pierre et du marbre

GONON Honoré Jean (1780-1850) (57)

57eme division (11e ligne, AA, 13)
samedi 12 août 2017.
 

Fondeur français

Honoré-Jean Gonon voit le jour le 19 mai 1780 à Paris

Décédé dans la même ville, en 1850

Fondeur français et notamment avec la technique de la Cire perdue.

Père de Eugène Gonon.

Honoré Gonon avait été préféré comme fondeur pour l’Éléphant de la Bastille projet supervisé par Vivant Denon, le projet fut tout d’abord confié à l’architecte Jacques Cellerier, puis, après 1812, à Jean-Antoine Alavoine, qui conçut, au terme de nombreux croquis préparatoires et études, un monument de 16 mètres de long (diamètre du socle de la statue) et 24 mètres de haut, dont environ 15 mètres pour la statue colossale (plus grande que nature), tour comprise.

Le bronze de cette dernière, ainsi que celui du harnachement et des ornements de l’éléphant, seraient dorés.

La fontaine occuperait le centre de la place, et l’éléphant serait tourné vers la rue Saint-Antoine.

Avant 1812 Honoré Gonon était associé avec Charles-Stanislas Canlers un fondeur, ciseleur et sculpteur français, lauréat du Prix de Rome en 1808.

Honoré Gonon secondait M. Piggiani dans l’art de la fonte.

Le 18 mars 1817 il réalise des fontes pour la statue d’Henri IV à la fonderie Saint-Laurent sis Rue du faubourg Saint-Martin à Paris. Le 23 mars 1817 en présence du statuaire et du secrétaire de l’académie des beaux-arts M. Quatremère de Quincy.

Honoré Gonon et son fils Eugéne fondirent ainsi un grand nombre de bustes et de groupes et plusieurs grandes statues. Dans ce nombre le Danseur napolitain est au musée du Luxembourg Pierre Corneille à Rouen, Hoche à Versailles Cuvier à Montbéliard, Cujas à Blois, Kleber à Strasbourg, Jefferson à Washington Le Lion au Serpent est sur la terrasse des Tuileries.

Dix années furent consacrées à ces grands travaux mais les opérations étaient capricieuses elles exigeaient souvent des retouches et ce travail finit par faire perdre beaucoup d argent à Honore Gonon qui découragé abandonna l’art du fondeur4.

Après la mort d’ Honoré Gonon, dernier fondeur dans la technique de la Cire perdue, Antoine-Louis Barye se plaignait d’être mal interprété : c’est ainsi qu’il devient fabricant de Bronze.

Spécificités :

Adeptes de la fonte à cire perdue, les Gonon remirent en honneur cet ancien procédé, plus coûteux, mais bien plus précis dans la reproduction qu’il permet d’obtenir du modelé du modèle que celui de la fonte au sable.

Ils rappelèrent que la fonte à cire perdue dispensait de l’usage de la ciselure effectuée par une main étrangère sur les bronzes fondus dans des moules « au sable » et répétés en séries.

Pradier utilisa la fonte à la cire perdue pour fondre soit des pièces uniques, soit des pièces exécutées en un nombre réduit d’exemplaires, le procédé nécessitant, pour la production de chaque exemplaire, la fabrication d’un modèle nouveau identique au modèle original.

Œuvres Fondues :

L’éléphant (1832) premier bronze de Antoine-Louis Barye pourLouis d’Orléans (1814-1896)

Le Combat de Charles Martel et d’Abderame, roi des Sarrazins (1833) de Jean-François-Théodore Gechter

Saint Georges terrassant le dragon (1832) de Paul Delaroche

Charles VII Le Victorieux ; Cavalier du xve siècle de Antoine-Louis BaryeNotice no [archive], base Joconde, ministère français de la Culture NICCOLO PAGANINI (1784-1840) de Pierre-Jean David d’Angers, base Joconde, ministère français de la Culture

Pierre Corneille (1834) de Pierre-Jean David d’Angers, base Joconde, ministère français de la Culture

JEUNE PECHEUR DANSANT LA TARENTELLE de Francisque Duret Notice, base Joconde, ministère français de la Culture

Jeanne d’Arc à cheval terrassant l’Anglais de Marie d’Orléans (1813-1839), base Joconde, ministère français de la Culture

Lampe de Saint-Michel de Félicie de Fauveau.

Il repose dans la 57e division (Présence à vérifier)

Sources :

Jules Moiroux, le cimetière du Père Lachaise, Paris 1908. P. 178.

Wikipédia (Honoré Jean Gonon)

Photo 1 : Antoine-Louis Barye - Le Lion au serpent -1832 fondu par Honoré Gonon en 1835, commande d’état en 1836. Exposé de 1836 à 1911 sur les terrasses des Tuileries maintenant dans la Galerie du Temps au Louvre-Lens. base Joconde, ministère français de la Culture.

Photo 2 : Antoine-Louis Barye - Surtout de table

Tableau : Jean-François Raffaëlli, Chez le fondeur (1886), musée des beaux-arts de Lyon.

"Eugène Gonon dirige dans son atelier la confection des moulages préliminaires à la fonte du bronze du Mirabeau répondant à Dreux-Brézé, haut-relief de Jules Dalou."

(APPL 2017)