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Hommes politiques - parti communiste français

MALBERG Henri (1930-2017) (76)

76eme division (Première ligne)
samedi 22 juillet 2017.
 

Homme politique français

Henri Malberg, voit le jour le 26 janvier 1930 à Paris

Décédé le 13 juillet 2017 dans la même ville

Homme politique français.

Il naît à Paris de parents juifs polonais immigrés, tous deux petits artisans. Son père, Ignace avait été mineur de fond. A Paris, il ouvrit un atelier de cuir et peaux dans le quartier de Belleville.

Sa famille échappe de peu à la Rafle du Vél-d’hiv et parvient à se cacher dans l’atelier de la famille Fiszbin. Ils parviennent à passer en zone Sud mais, en 1943, la famille est arrêtée et internée à Douadic (Indre).

Libéré en 1944, la famille Malberg revient à Paris. Henri adhère alors à l’Union de la Jeunesse Républicaine de France (la jeunesse communiste) et devient un militant très engagé.

Dans l’enthousiasme des engagements ouvriers pour la reconstruction qu’autorise la Libération de la France, Henri peut bénéficier d’une formation accélérée de tourneur au centre Bernard Jugault, créé par le syndicat des métallurgistes CGT parisiens.

Sa participation à une manifestation contre la guerre d’Indochine lui vaut ainsi une arrestation et une condamnation à un mois de prison en 1949.

Ouvrier métallurgiste dès ses 18 ans, il devient permanent du Parti communiste français peu de temps après la fin de son service militaire, en 1952. Il est alors essentiellement actif dans les luttes anticolonialistes.

En 1949, il est condamné à un mois de prison pour sa participation à une manifestation contre la guerre coloniale en Indochine.

En 1961, il devient le secrétaire politique (directeur de cabinet) de Waldeck Rochet, fonction qu’il occupe jusqu’en 1965, quand il est élu conseiller municipal du 20e arrondissement de Paris.

Chargé à la fédération parisienne du parti du travail politique en direction des intellectuels, il est de facto chargé du lien entre le parti et les étudiants du Quartier latin pendant Mai 68.

En déczembre 1972, il entre comité central du PCF, où il s’occupe de propagande, sous la responsabilité de René Piquet. Ses contacts aisés avec les intellectuels et les universitaires l’amènent 1976 à la tête de l’hebdomadaire France nouvelle, où il remplace Francette Lazard.

À la phase d’ouverture de l’eurocommunisme (1975-1977) succède la rupture de l’union de la gauche après 1977. En 1979, lors de la crise de la fédération parisienne du PCF, il est amené à remplacer Henri Fiszbin, avec qui il garde de très bons rapports personnels, à la tête des communistes parisiens.

Alors que Fiszbin prônait la poursuite d’une politique d’union de la gauche, Malberg fait prévaloir avec Paul Laurent la nouvelle ligne nationale de rupture avec le PS. Il dirige la fédération jusqu’en 1995.

Engagé pour la défense des classes populaires contre la spéculation foncière, notamment dans son quartier de Belleville, il est élu au Conseil de Paris en 1965 et y préside du groupe des élus communistes de 1989 à 2001, année marquée par l’élection d’un maire de gauche, le socialiste Bertrand Delanoë.

En 1995, il relance la revue communiste Regards. Il s’engage aussi pour la défense du quotidien L’Humanité comme président, puis président d’honneur de la Société des lecteurs.

Ouvrages :

Parce que le Parti communiste a un avenir, Pantin, Le Temps des cerises, 2008, 167 p. (ISBN 978-2-84109-756-2).

Avec Céline Landreau et Antonin Vabre, Incorrigiblement communiste : entretiens avec Céline Landreau et Antonin Vabre, Ivry-sur-Seine, L’Atelier-Éditions ouvrières, 2014, 203 p. (ISBN 978-2-7082-4290-6).

Roger Martelli, « Henri Malberg, une vie dans le Parti » [archive], regard.

Sources : Wikipédia et divers (2017)

Photo : Régis_forrestier (APPL 2017)

(APPL 2017)