Navigation







Hommes politiques - Ministres - Représentants du peuple

LANJUINAIS Jean Denis (1753-1827)

30eme division
vendredi 19 mai 2006.
 

Le courage et la détermination

Jean Denis Lanjuinais est né à Rennes le 12 mars 1753. Il est le fils de Joseph Anne Michel Lanjuinais, avocat au Parlement de Bretagne et de Hélène Marguerite de Capdeville son épouse. Il fait des études de droit et en 1771, devient avocat, professeur de droit canonique à Rennes en 1775. Il est élu aux Etats de Bretagne en 1779. Il s’élève violemment contre les ordres privilégiés en 1788. Il publie alors Réflexions patriotiques, critique très acerbe de la noblesse et de ses excès.

Lanjuinais est le rédacteur des cahiers de doléances du Tiers-Etat de la Sénéchaussée de Rennes. Il est élu aux Etats-Généraux de 1789, et est avec Le Chapelier, un des principaux fondateurs du Club Breton, ancêtre du Club des Jacobins. C’est un orateur remarqué et talentueux, membre du conseil ecclésiastique, il s’oppose fortement à la confiscation des biens du clergé et à la suppression de la dîme. Lanjuinais est l’un des principaux rédacteurs de la Constitution civile du clergé. C’est lui qui propose alors de confier la tenue de l’état civil aux municipalités. En 1791, il se rallie aux Feuillants, et pendant la législative, il reste à Rennes et devient membre de la Haute Cour nationale.

Il est élu premier député de l’Ille-et-Vilaine à la Convention nationale en 1792. Il siège parmi les Girondins. Il s’attaque aux montagnards, réclama fortement des poursuites contre les auteurs des massacres de septembre, demanda une garde départementale pour la Convention et le rapport du décret qui ordonne que le Roi Louis XVI soit jugé par cette même Convention. Il dit alors : « Nous ne pouvons être à la fois dans la même affaire et législateurs et accusateurs et juges ». Au procès du Roi, il vote sans être juge, précise t’il, pour la culpabilité de Louis XVI, pour la ratification du jugement du peuple, pour la réclusion jusqu’à la paix et le bannissement ensuite, sous peine de mort, au cas où le souverain déchu rentrerait en France et pour le sursis.

Lanjuinais s’oppose fermement à la création du Tribunal révolutionnaire. Le 13 avril 1793, il vote pour la mise en accusation de Jean Paul Marat. Il dénonce ensuite l’existence d’un comité d’insurrection et demande le rapport du décret qui a cassé la Commission des Douze on il prend la défense, principalement dans la lutte contre Hébert. Mais il est dénoncé par les sections de Paris, il refuse alors toute démission ou suspension. Il défend l’ex ministre Roland. Il est décrété d’arrestation le 2 juin 1793 par la Convention nationale, il s’évade et se réfugie à Rennes où il se cache pendant prés de dix huit mois. Il ne revient à la Convention que le 18 ventôse an III (8 mars 1795). Il préside la Convention lors de l’émeute de prairial. Il est l’un des rédacteurs de la Constitution de l’an III s’oppose au 13 vendémiaire.

Lanjuinais est réélu au Conseil des Anciens par soixante-treize départements, il choisit l’Ille-et-Vilaine. Il est membre du Club de Clichy. Il est durement combattu par les royalistes et n’est pas réélu en 1797. Il devient alors professeur de législation à l’école centrale de Rennes. Il devient membre du Sénat après le 18 brumaire, où il affiche ses idées libérales. Il s’oppose au Consulat à vie et à l’Etablissement de l’Empire. Il est néanmoins fait comte de l’Empire en 1808. La même année il fait partie de l’Académie des inscriptions et belles-lettres.

En 1814, il vote la déchéance de l’Empereur et se rallie à Louis XVIII. Il devient membre de la chambre des Pairs le 4 juin 1814. Mais il soutient l’Empereur Napoléon pendant les Cent-Jours, mais il reprend sa place à la seconde Restauration. Il s’oppose fermement à l’exécution du maréchal Ney pendant la terreur blanche.

Jean Denis Lanjuinais est décédé à Paris le 13 janvier 1827.

Sources : Wiki et divers (Appl 2016)