Navigation







Révolution - Empire - Restauration - Monarchie de juillet

PANON DESBASSAYNS de RICHEMONT Philippe (1774-1840)

8eme division
lundi 20 mars 2017.
 

Administrateur et colon

Philippe Panon-Desbassayns de Richemont voit le jour le 3 février 1774 à Saint-Paul de La Réunion

Décédé le 7 novembre 1840 à Paris

Administrateur et important propriétaire terrien de l’Ile de Bourbon (La Réunion) issu d’une riche famille de colons esclavagistes.

Il a été peint par Louis Léopold Boilly.

Philippe Panon-Desbassayns de Richemont fait ses études à l’École royale militaire de Sorèze (Tarn).

De son mariage avec Jeanne Eglé Fulcrande Catherine Mourgue, il a huit enfants : Eugène Panon, créateur du lycée français de Pondichéry, Camille, Philippe, Céline, Lydie, Alfred, Paul, député et sénateur , et Édouard.

Il est chargé sous le Consulat et l’Empire, de négociations avec l’Angleterre menées à bonne fin, fait relâcher, en 1811, les soldats français retenus sur les pontons, obtient à la paix la restitution de plusieurs colonies.

Il est successivement administrateur des établissements français dans l’Inde, intendant de l’île Bourbon, membre du Conseil d’Amirauté, et membre de la Chambre des députés, député de la Meuse.

Articles détaillés :

L’Affaire de l’esclave Furcy et Furcy.

Nommé administrateur des colonies de l’Inde, commissaire général de la Marine et ordonnateur à Bourbon, puis inspecteur général des établissements français de l’Inde en 1814, il est impliqué dans "l’affaire Furcy", opposant par procès un esclave à son maître Joseph Lory, un des principaux introducteurs du sucre sur l’île Bourbon :

Bien que la France ait officiellement reconnu en 1815 l’interdiction britannique du commerce des esclaves, durant plus d’une décennie les autorités métropolitaines et coloniales firent comme si elles ne voyaient pas le trafic des contrebandiers qui agissaient dans l’océan Indien.

Desbassayns de Richemont, se prévalant de l’ancien Code noir, provoque le départ du procureur général Louis-Gilbert Boucher, en raison de ses sympathies républicaines et antiesclavagistes.

Possesseur d’une grande fortune, il légue 140 000 francs aux pauvres.

Il est fait comte le 6 octobre 1827 par lettres patentes et érection de majorat, et directeur des colonies au ministère de la marine.

Il a initié l’ordonnance royale du 21 août 1825 qui a pour objectif le rejet de tout principe d’élection démocratique au profit des nominations. |

Distinctions :

Légion d’honneur :

avant 1817 : Chevalier

1820 : Officier

1826 : Commandeur

_ _

Article sur FB (Corentin de Shilph)

Jeanne Catherine Eglé Fulcrante Mourgue 1778-1855

-  8ème division -

Epouse de Philippe Panon Desbassayns de Richemont, commissaire général ordonnateur de l’île de Bourbon, elle naquit à Montpellier le 5 mai 1778, et mourut à Paris le 20 mars 1855.

Il existe trois tableaux d’Eglé Mourgue, dont le plus célèbre est exposé Metropolitan Museum of Art of New York, et la représente avec sa fille Camille, laquelle décéda accidentellement peu de temps après à l’âge de 3 ans.

Ce tableau s’est transmis d’héritiers en successeurs jusqu’en 1905, année durant laquelle ce tableau de Marie Guillemine Benoist a été vendu au collectionneur américain Edward Julius Berwind, accompagné d’un argument fallacieux le faisant passer pour une œuvre de Jacques Louis David représentant Eglé avec son fils Eugène.

Une copie de ce tableau est suspendue dans le salon de la suite impériale de l’Hôtel Ritz.

Sources : Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet.

Louis Léopold Billy, peintre, miniaturiste, et graveur français, connu notamment pour ses scènes de la vie parisienne dans les années qui suivent la Révolution.

Jeanne Eglé Fulcrande Catherine Mourgue, peinte par une artiste peintre française de l’école néoclassique Marie-Guillemine Benoist

Voici ce qui est dit sur Camille : « Ce dessein se réalisera plus largement grâce à Marie-Antoinette Camille Panon-Desbassyns, vicomtesse Jurien, veuve sans enfants, à la tête d’une immense fortune provenant de l’émancipation de ses 300 esclaves de l’Île-Bourbon (La Réunion), et qui consacrait tous ses revenus aux bonnes œuvres. Collaboratrice de Lacordaire, elle décide d’employer sa fortune à la reconstruction du monastère de l’église de Prouilhe. »

« Desbassayns de Richemont, Paul Panon, baron », note biographique sur le site de l’assemblée nationale, page 7 du PDF [archive].

« Notice no LH/2013/43 » [archive], base Léonore, ministère français de la Culture

Corentin de Shilph (FB 2017)

(APPL 2017)