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Ancien Régime - Serviteurs - Gens de compagnie

ROUSSEAU Julie Françoise, née GENET (1753-1828)

8eme division (2eme ligne)
vendredi 3 mars 2017.
 

Voici une découverte de notre ami Corentin de Shilph...

Ce qui prouve qu’il y a toujours quelque chose a exhumer du passé pour peu que l’on veuille bien s’y intéresser.

Souhaitons à notre ami d’enrichir encore très longtemps le patrimoine funéraire ancien par ses recherches...

Un grand merci...

"Remueuse" du dauphin

Julie Françoise Genet voit le jour à Versailles le 16 novembre 1753 à Versailles (Yvelines)

Décédée à Paris en mars 1828

"Remueuse des enfants de France"

C’est à Julie Françoise Genet que fut confié à sa naissance le Dauphin Louis-Joseph, premier fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette.

Mariée le 17 décembre 1771, à Versailles avec Augustin Bernard Louis Joseph Rousseau, né le 7 août 1748 à Versailles. Décédé le 13 juillet 1794 à Paris à l’âge de 45 ans. Maître des exercices militaires des Enfants de France (Guillotiné). Descendant d’une grande famille de Maîtres d’armes.

Augustin Rousseau avait épousé Julie Françoise Genet (1753-1829) et par cette alliance devenait le beau-frère de la célèbre Madame Campan, lectrice de Mesdames filles de Louis XV, secrétaire et confidente de la reine Marie-Antoinette, institutrice et pédagogue, elle dirigea l’Institution nationale de Saint-Germain-en-Laye, puis la Maison d’Education de la Légion d’Honneur d’Ecouen.

Fratrie :

Henriette (Mme Campan) GENET, voir Auteurs de Mémoires (1752-1822)

Julie-Françoise, remueuse des enfants de France GENET (1753-1829)

Adélaïde, femme de chambre de la reine GENET, (Guillotinée 1758-1794)

Anne Glaphire GENET (1761-1819)

Edmond GENET (1763-1834)

Dans le recueil "Souvenir de Madame Louise-Elisabeth Vigée Lebrun" publié en 1835, l’artiste peintre nous parle de cette famille dans l’une de ses lettres [Lettre XI].

Voici ce qu’elle nous rapporte :

...Madame Auguié, outre Madame Campan, avait une autre soeur, nommé Madame Rousseau, fort aimable femme, que la Reine avait attachée au service du premier dauphin, et qui m’a souvent donné l’hospitalité, lorsque j’avais des séances à la cour. Elle était devenue si chère au jeune prince qu’elle soignait, que l’aimable enfant lui disait, deux jours avant de mourir : "Je t’aime tant, Rousseau, que je t’aimerai encore après la mort". Le mari de Madame Rousseau était maître d’armes des enfants de France. Aussi, comme attaché à double titre à la famille royale, ne put-il échapper à la mort ; il fut pris et guillotiné. On m’a dit que, son jugement rendu, un juge avait eu l’atrocité de lui crier : "Pare celle-ci, Rousseau !".

Sources : Corentin de Shilph (2017)

Une dynastie de Maîtres d’Armes (Olivier Fauveau 2008)

Portrait : Mme Rousseau et sa fille par Mme Vigée-Lebrun

Gravure : Armoiries des Maitres d’Armes de France

Photo de la tombe : Corentin de Shilph (2017)