Navigation







Sciences et Techniques - Horlogerie

LEVY Hector (1847-1907) (7)

7eme division
mardi 17 janvier 2017.
 

Fabricant horloger

Hector Levy voit le jour le 1er mars 1847 à Saint Quentin (Aisne)

Décédé le 17 janvier 1907 à Paris.

Mort du fabricant d’instruments de précision Hector LEVY, à l’âge de 59 ans, en son domicile, 159, avenue de Wagram.

Revue de presse : Le Matin (25/12/1888)

Extraits de l’article du Matin consacré à Hector Lévy, édition du 25 décembre 1888 :

« Ayant pour principe, au Matin, de recevoir tous ceux, connus ou inconnus, qui prennent la peine de se déranger et s’y présentent pour un motif quelconque, le « transformateur » de montres fut introduit à son tour.

Des les premiers mots, prévoyant le but de sa visite, il nous parut charitable, pour lui éviter des préambules savants destinés à demeurer inutiles, de lui dire qu’il perdrait ses peines si, en bon « transformateur », il espérait, transformer en primes pour nos lecteurs ses créations de haute fantaisie les mieux réussies. ...

Impassible, notre interlocuteur ne se laissa pas démonter par cette peu encourageante déclaration de principes.

Sans doute, nous répondit-il, la montre-prime est un article usé. Mais il y a montre et montre, comme il y a fagot et fagot.

Aussi, le gros ballot que voici ne contient-il pas des chronomètres ou de vulgaires « toquantes » mais d’originales et pratiques applications de l’horlogerie. Là-dessus, M. Lévy, qui parlait avec une volubilité d’apôtre impossible à réfréner, nous fit un cours fort érudit sur la manière do porter la montre en l’an de grâce 1888.

N’avez-vous pas remarqué, nous dit-il, que l’on se lasse de plus en plus de mettre sa montre dans son gousset.

C’était bon pour nos arrière grands-pères, qui n’ayant que d’énormes oignons étaient bien obligés de caser en un endroit assez vaste pour les contenir ces incommodes et disgracieuses machines.

La montre dans le gousset fait plisser désagréablement le gilet et la redingote ; d’autre part, on est obligé de la tirer ostensiblement pour regarder l’heure, ce qui est impoli pour la personne plus ou moins amusante chez laquelle on se trouve ou dont on subit la conversation.

C’est afin de parer à cet inconvénient que, moi ou mes congénères en transformations, avons imaginé petit à petit une série de bibelots que je vais successivement faire défiler sous vos yeux. Voici, pour les dames, la montre-bracelet, la montre-éventail, la montre-flacon, la montre-bonbonnière, porte-houppe et vingt autres ; pour les messieurs, la montre-tabatière, la montre-porte-cigares, etc., etc. Mais l’éventail ne se porte pas en visite. Le bracelet-montre est fort laid ou trop coûteux. La tabatière est peu employée aujourd’hui, et quant au porte-cigares, il est difficile de trouver un prétexte plausible pour le tirer de sa poche dans un salon où il y a des dames ; je ne parle pas du nègre de la Porte-Saint-Martin, qui porte son cadran sur le ventre. Ce procédé nécessiterait une petite opération chirurgicale préalable le rendant assez difficile à faire entrer dans nos mœurs. Mais je crois avoir trouvé beaucoup mieux.

Quel est l’objet qu’il est le plus facile de conserver toujours devant soi et de regarder à la dérobée sans gaucherie ou sans impolitesse ? ̃Pour la femme, c’est le porte-cartes, qu’elle tient toujours à la main pendant ses visites. Pour l’homme, c’est la canne que l’on peut, en toutes circonstances, conserver à la main, pourvu qu’elle soit suffisamment élégante, au cours d’une visite, au théâtre ou même dans un de ces five o’clocks teas que la fashion anglaise a introduits chez nous.

Eh bien les montres que je vous propose sont des montres-cannes et des montres-porte-cartes. Ce disant, M. Lévy nous présenta plusieurs échantillons des mieux compris... »

Premier magasin rue Blondel

Autre extrait : Le Temps, édition du 19 mai 1894 :

« Nous avons eu, à plusieurs reprises, l’occasion de signaler les services rendus aux cyclistes par l’indicateur de vitesse dénommé l’entraîneur automatique.

Plusieurs cyclistes de nos lecteurs nous font observer qu’à côté de l’entraîneur, qui indique la vitesse fournie ; il y a aussi un sérieux intérêt à connaître la distance parcourue c’est le rôle du compteur kilométrique.

La remarque est des plus justes ; il y a toutefois ; il faut bien le dire, dans la plupart des compteurs un gros inconvénient. Le placer sur le guidon, c’est, avec le frein, avec l’entraîneur, parfois avec la montre, le surcharger outre mesure ; le poser à l’écrou du moyeu, c’est ne permettre de le consulter qu’à condition de descendre de machine.

A ceux de nos lecteurs qui veulent un compteur kilométrique évitant ce double inconvénient, nous recommandons le compteur « Mascotte » ; il sort des ateliers de M. Hector Lévy, fabricant d’instruments de précision, 139, boulevard Sébastopol. Grâce à une heureuse disposition, ce compteur, d’une grande précision, se place à la tête de fourche le cycliste peut le consulter à tout instant. »

Il repose dans la 7e division avec son épouse Alice Lévy née Meyer (1854-1910) ; leur fils Raoul Lévy (1879-1964) ; Berthe Michel née Meyer (1859-1918), la sœur d’Alice Lévy ; son mari Léonce Michel (1855-1934).

Sources : Revue de presse : Le Matin (1888) Le Temps (1894) et divers

Forum chronomania (Hector Levy)

Photo 1 : Montre signée par Hector Lévy (Capitaine56)

Photo 2 : Etablissement rue Blondel à Paris (Capitaine56)

Crédit photo de la tombe : Pierre-Yves Beaudouin (Wikimedia Commons)

(APPL 2017)